Paris 2024 - Grégory Baugé : «Je n'ai jamais été champion olympique, donc... »

Par Ben DUJARDIN le 31/07/2024 à 19:47. Mis à jour le 05/08/2024 à 08:00.
Paris 2024 - Grégory Baugé : «Je n'ai jamais été champion olympique, donc... »
Photo : @Cyclism'Actu / cyclismactu.net

Grégory Baugé, ancien multiple champion du monde de vitesse et médaillé olympique, est de retour sur les JO, cette fois en tant qu'entraîneur. Il nous a accordé un entretien, à quelque jours du début des épreuves sur piste des Jeux Olympiques de Paris 2024. Qu'est ce que cela fait d'être de retour sur un tel évènement ? "Beaucoup de sentiments, beaucoup d'émotions... C'est bizarre parce que jusqu'à maintenant je les ai vécus en tant qu'athlète, et là faire partie du staff... C'est beaucoup de choses, mais beaucoup de bonheur, beaucoup de joie. Je vois l'engouement qu'il y a depuis la cérémonie d'ouverture, les résultats que l'équipe de France olympique fait, et puis, on est chez nous. J'essayais de réfléchir à comment j'allais être, et finalement il n'y a pas à réfléchir, je suis moi-même, et j'ai l'envie d'apporter le maximum à cette équipe de France, pour pouvoir faire les meilleures performances possibles. Donc vraiment c'est que du bonheur".

Vidéo - Paris 2024 - Grégory Baugé : "C'est que du bonheur"

 

"Ne rien négliger, pour ne pas avoir de regrets"

Est-ce que ce n'est pas plus facile d'être aux JO en tant qu'athlète ? "Oui, je préférais vraiment être athlète : je me gère moi-même, je gère mes émotions. Là je pense avoir évolué depuis que j'ai pris mon poste, je connais mieux mes athlètes. Il y a eu des erreurs qui ont été faites donc il a fallu inverser la tendance,je pense que c'est normal dans une évolution, des fois au lieu de prendre la route tout droit vous passez à gauche ou à droite. Donc oui, c'est différent, mais je le gère mieux qu'en 2022 (aux Mondiaux de Saint-Quentin-en-Yvelines ndlr), j'ai envie de donner, et il faut trouver la bonne fenêtre pour donner. C'est mon rôle d'entraîneur, il n'y a pas que l'entraînement, il y a aussi la communication avec les athlètes. Je m'étais pas posé de questions mais je me suis pas dit que ça va passer comme une lettre à la poste".

Vis-à-vis de ses athlètes, comment gère-t-il le fait que les JO ne lui ont pas forcément porté bonheur ? "Je dirais pas la même chose. J'ai fait trois Jeux Olympiques, je suis reparti avec trois ou quatre médailles quand-même (quatre ndlr). Le discours que j'ai pu avoir, c'est d'essayer de leur transmettre de ne rien négliger, pousser le détail au maximum, pour ne pas avoir de regrets".

 

"Je ne rêve que d'une chose : qu'un de mes athlètes soit champion olympique"

Est-ce que ces JO ne sont pas le plus gros objectif de sa carrière, athlète et entraîneur confondus ? "C'est ce que je leur ai dit quand je suis arrivé en janvier 2022 (en tant qu'entraîneur national du sprint ndlr) : "Je n'ai pas été champion olympique, et je ne rêve que d'une seule chose, c'est qu'un de mes athlètes puisse le devenir". Mais avant tout il faut profiter de l'engouement, de l'énergie positive de tous les Français, et c'est ce qui va aider les athlètes. Ils l'ont vécu à moindre échelle à Saint-Quentin en 2022, ils savent ce que ça peut faire d'évoluer à domicile, il va falloir se servir de tout ça, le moindre pourcentage de force en plus. Mais ça reste du sport : même si on a l'ambition d'être champion olympique, si c'est pas le cas ça sera pas la fin du monde".

Est-il serein et confiant, avant le début des épreuves ? "Je suis le même que quand j'étais athlète : ambitieux, confiant. Je vais pas parler pour tous les athlètes, chacun est différent, a sa personnalité. J'ai vu la préparation de tous, il ya eu des choses qui ont été opérées aussi au lendemain de Glasgow 2023 (Championnats d'Europe ndlr), des petits changements, donc on fera le bilan, voir si c'était opportun, mais en tout cas pour certains je suis très confiant, et j'ai hâte que ça commence". Un dernier conseil à ses athlètes ? "Kiffer. Vivre ces moments uniques, qui vont passer très très vite".

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