Route - Remco Evenepoel : «J'ai encore une grande marge de progression»
Récent 3è du Tour des Flandres, Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a accordé une interview à La Gazzetta dello Sport. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son début de saison, les changements apportés par le transfert à Red Bull-BORA-hansgrohe et ses objectifs... Le Belge a déjà remporté 7 victoires en 2026 et compte sur sa bonne forme pour être performant sur les Ardennaises. Il participera ensuite au Critérium du Dauphiné (renommé Tour Auvergne-Rhône-Alpes) puis au Tour de France.
Vidéo - Evenepoel, 3è du dernier Ronde van Vlaanderen
"Le fait de changer apporte une motivation supplémentaire"
"Je veux devenir la meilleure version de moi-même, celle que l'on n'a pas encore vue. À vélo, et en tant que personne. J'ai encore beaucoup à apprendre. Je pense que j'ai une grande marge de progression et je pense être dans le bon environnement pour essayer d'atteindre mon objectif. Je découvre aussi de nouvelles choses sur moi-même, c'était vraiment le bon moment pour changer. Chaque course sera l'occasion de voir comment se déroule ce processus. Le fait de changer d'entraîneur et de coéquipiers apporte avant tout une motivation supplémentaire. Je dois parler davantage en anglais, bien sûr. Il y a une excellente communication, des liens et des échanges entre tous les aspects de la préparation." Remco Evenepoel souhaite également tenter de décrocher le record de l'heure, mais envisage cet objectif à un long terme : "Ce ne sera certainement pas cette année, ni même en 2027. Et puis, je n'ai jamais beaucoup couru sur piste. En ce qui me concerne, si cela arrive, ce ne sera pas avant 2030".
Il évoque aussi la vie de cycliste professionnel et la pression psychologique qu'elle implique : "Chacun de nous a une mentalité différente sur la façon de vivre sa vie et de trouver l'équilibre avec le cyclisme. Moi, quand c'est nécessaire, je suis professionnel à 200 %. Mais il y a aussi des moments où je "déconnecte", surtout à la maison avec ma femme Oumi. Quand je rentre de l'entraînement, elle me demande comment ça s'est passé et puis c'est tout, on ne parle plus de vélo. Quand on est trop concentré sur le cyclisme, on risque de perdre le contrôle de sa vie personnelle. Le cyclisme n'est pas éternel. C'est comme ça que je le vois, et je dois dire que je retrouve cette philosophie au sein de l'équipe aussi. Nous sommes très sérieux, mais quand le "travail" est terminé, il faut profiter des moments de vie. (...) La pression et les attentes en Belgique ne sont plus un problème. C'est quelque chose que j'apprends jour après jour, mois après mois, année après année… et j'en suis heureux."
