INTERVIEW - Paul Magnier : «Je ne ferai pas le Tour de France cette année...»
Vainqueur à 19 reprises en 2025, Paul Magnier ne pourra pas se cacher en 2026. Attendu comme un des leaders de la Soudal Quick-Step, le sprinteur français a profité du Media Day de son équipe pour confier ses ambitions et objectifs de 2026 au micro de Cyclism'Actu. En début de saison il voudra briller lors des classiques flandriennes, puis il se tournera vers le Tour d'Italie, son grand objectif de la saison.
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"C'était une saison un peu inattendue"
Comment ça va Paul ? Comment ça se passe le camp d’entraînement ?
La préparation se passe bien, on a enfin le retour de la bonne météo. Décembre n’a pas été évident, mais j’ai eu une bonne coupure après cette magnifique saison, ce qui m’a permis de revenir à l’entraînement bien relax. Il y a un très bon groupe cette année, tout le monde est motivé, ça nous tire vers le haut et ça se passe vraiment bien.
Cette saison 2025 justement, a été marquée par énormément de victoires de ta part : comment tu l’as vécue ?
C’était une saison un peu inattendue, avec autant de victoires. J’ai vraiment progressé tout au long de l’année et compris ce qui me manquait sur les sprints. J’ai quand même des regrets sur les classiques à cause de quelques chutes. Je suis revanchard sur ce terrain et j’espère continuer à gagner des courses au sprint.
"Milan et Merlier se ratent rarement, moi ça m'arrive encore..."
Est-ce que tu te situes dans la hiérarchie des sprinters mondiaux ? On parle beaucoup de Milan ou Merlier, puis juste en dessous de coureurs comme Kooij, Philipsen, Brennan, ou toi.
Oui, je pense me situer dans ce tiers-là. Milan et Merlier sont vraiment des sprinters de très haut niveau qui se ratent rarement. Moi, je fais encore quelques erreurs. Sur des courses comme Tirreno ou le Giro, j’étais encore assez loin, donc j’ai une marge de progression pour atteindre leur niveau.
Quels sont tes objectifs pour 2026 ? On t'annonce sur le Giro, c'est bien vrai ?
Oui, c’est bien le cas. Il y aura d’abord les classiques en mars-avril. Ensuite, le Giro sera un gros objectif, avec l’idée d’aller chercher le maillot rose dès la première étape.
?? Giro d’Italia 2026: From Bulgaria to Rome, with 50,000 metres of elevation gain ? https://t.co/cT1qp7gvDv
— Giro d'Italia (@giroditalia) December 1, 2025
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?? Giro d’Italia 2026: dalla Bulgaria a Roma, un percorso esigente con 50.000 metri di dislivello ? https://t.co/p64rapXdXP#GirodItalia pic.twitter.com/hbFQ8c0GDI
"Le Tour reste dans un coin de ma tête pour les années à venir"
Quelles classiques seront au programme ?
Ce sera sûrement l’Omloop, Gand-Wevelgem et À travers les Flandres, où j’ai déjà fait deuxième. Ce seront les trois principales, puis on verra selon la forme.
Pas de Tour de France cette année ?
Non, mais ça reste dans un coin de ma tête pour les prochaines années. Peut-être dans deux ou trois ans. Mais si je m'aligne sur le Tour, ce sera pour y performer, pas juste pour participer.
"Je veux préparer le Giro dans les meilleurs conditions possibles"
Tu reprendras la compétition où avant le Giro ?
Je reprends en Espagne le 25 janvier sur le Tour de Valence, puis l’Algarve jusqu’aux classiques. Ensuite, je devrais couper après À travers les Flandres. Je ne ferai certainement pas le Tour des Flandres ni Paris-Roubaix, pour bien récupérer et préparer le Giro dans les meilleures conditions.
L’équipe a beaucoup recruté cet hiver. Est-ce qu’un train se construit autour de toi ?
Oui, on va essayer de mettre ça en place avant le Giro, pour avoir le train qui me convient le mieux. Ça prendra un peu de temps selon les programmes de chacun, mais dans tous les cas j’aurai un train très rapide.
"Merlier ? Il a une vrai rage en course, et beaucoup d'expérience"
On peut imaginer qui dans ce train ?
Lorenz Rex, Sander De Pestel, Dries Van Gestel. Ce serait vraiment top que ces gars soient là pour le Tour d'Italie, et on va déjà travailler là-dessus sur d’autres courses et sur les classiques.
Qu’est-ce que ça fait d’avoir Tim Merlier dans l’équipe ?
J’apprends énormément de lui, c’est un modèle. Il a une vraie rage en course et beaucoup d’expérience. Il arrive toujours à s’en sortir dans les sprints, même quand il est mal placé. Il me donne beaucoup de conseils, surtout quand je rate un sprint. À l’entraînement aussi, on se tire vers le haut.

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