INTERVIEW - Marc Hirschi : «Je ferai le Giro d'Italia pour la première fois»
Fin 2024, Marc Hirschi a mis un terme à son aventure avec la formation UAE Team Emirates de la plus belle des manières, en enchaînant les victoires sur les classiques italiennes. Malgré ces résultats exceptionnels, le Suisse n’a pas été conservé par l’équipe émiratie et a décidé de s’engager avec la Tudor Pro Cycling Team, séduit par le projet porté par un certain Fabian Cancellara. Attendu aux avant-postes sur les courses auxquelles il devait participer, le natif de Berne a connu une saison 2025 très inconstante, en deçà du niveau espéré. En 2026, Marc Hirschi va découvrir de nouveaux horizons, avec notamment le Giro d’Italia, l’un de ses principaux objectifs de la saison. Présent à Calpe, Cyclism’Actu a pu recueillir les mots du Suisse.
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"J’espère vraiment qu’en 2026 je pourrai franchir ce petit cap"
Bonjour Marc, comment ça va et comment se passe la préparation de la saison 2026 ?
Ça va très bien. Je suis content d’être maintenant à Calpe pour le deuxième stage de l’équipe. Pour l’instant, tout se passe à peu près comme prévu. J’ai été un peu malade pendant les fêtes de Noël, mais c’est mieux maintenant que plus tard dans la saison. Donc, globalement, tout se déroule plus ou moins comme prévu.
Tu as mangé trop de gâteaux pendant Noël ?
Non, le point positif, c’est que j’étais vraiment malade. J’avais de la fièvre et je n’ai pas pu profiter de Noël, donc je n’ai pas pris de poids.
Revenons sur la saison 2025. Comment l’évalues-tu ? Elle a bien commencé avec une belle victoire, mais après ce n’était pas exactement ce que tu attendais.
Oui, comme tu l’as dit, c’était bien de commencer avec une victoire. Mais après, j’espérais plus. Parfois, c’était pas mal, mais je n’ai jamais été au top niveau. Donc globalement, je ne suis pas 100 % satisfait de la saison. Il y a eu beaucoup de bons moments : c’était chouette d’être sur le Tour avec l’équipe pour la première fois et j’ai plein de bons souvenirs avec eux. Mais en termes de performances, j’espère vraiment qu’en 2026 je pourrai franchir ce petit cap et décrocher plus de victoires, peut-être sur des courses plus importantes.
Tu sais ce qui n’a pas fonctionné cette saison, ou c’étaient juste de petites choses qui ont fait que la saison n’était pas comme prévu ?
C’est difficile à dire. Je pense que c’étaient de petites choses, mais à la fin, les petites choses font la différence. Je n’étais pas loin de mon meilleur niveau, mais si tu manques quelques pourcents, tu n’es pas au top.
Et pour préparer 2026, quels changements vas-tu apporter ?
Je ferai le camp en altitude un peu plus tard pour garder de la fraîcheur. Peut-être une ou deux courses de moins au début, surtout les courses par étapes, pour ne pas trop en faire et avoir plus de temps pour m’entraîner. Ensuite, ce seront de petits ajustements : un peu plus de travail sur l’explosivité. Avec l’âge et tous les kilomètres dans les jambes, il faut parfois mettre un peu plus l’accent sur les efforts durs. Parfois, moins c’est plus. Ce sont de petits changements, mais je pense que je repars bien pour l’hiver. Je suis frais mentalement, donc pas de gros changements : juste continuer ce que je fais et me concentrer sur les bases.
"Nous avons une très belle équipe avec Julian Alaphilippe pour les Ardennaises"
Tu as couru plusieurs années chez UAE Team Emirates, puis tu as rejoint Tudor. Après une année avec Tudor, as-tu remarqué des différences importantes ?
Au final, tout est assez similaire : la façon dont l’équipe est construite, la structure… Il n’y a pas de gros changements par rapport à n’importe quelle autre équipe pro. Ce qui est agréable chez Tudor, c’est la confiance et le leadership que l’on me donne. J’ai beaucoup de liberté ici. Mais au final, sur la course, ce qui compte ce sont les jambes. Tu peux être dans la meilleure équipe du monde, si tu n’as pas les jambes, tu ne gagnes rien. Donc c’était une première année agréable, mais ce qui compte, ce sont les entraînements et les jambes pour gagner.
Quels seront tes principaux objectifs en 2026 ?
Le premier gros objectif sera les classiques ardennaises. Nous avons une très belle équipe avec Julian (Alaphilippe) et tous les autres, donc nous pouvons viser de bons résultats. Ensuite, je ferai le Giro d’Italia, pour la première fois. Le parcours est très sympa, donc ce sera un grand objectif. En fin de saison, la deuxième moitié sera consacrée aux Championnats du monde à Montréal, qui ont un parcours similaire à d’autres courses que j’ai déjà faites. Ce sera également un grand objectif.
Quand commenceras-tu la saison ?
À Majorque, fin janvier.
Et entre Majorque et le Giro, et les Ardennaises, que feras-tu ?
Je me concentrerai un peu plus sur les courses d’un jour, un peu moins de courses que l’an dernier, mais quand même. Normalement, je ferai Figuera, puis Tour des Alpes-Maritimes, Faun Ardèche Classic et le Trofeo Laigueglia, et ensuite le camp en altitude.
Et Tirreno ?
Je le sauterai pour faire le camp en altitude, un peu plus tard car je ferai le Giro. Ensuite, je ferai normalement la course Indurain. Pas de Tour du Pays Basque cette année, ni de Milan-Sanremo. Après altitude, Ardennes, Francfort et Giro.
Merci, je te souhaite une belle saison !
Merci beaucoup.

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