Route - Coquard et Aranburu offrent un ouf de soulagement à l'équipe Cofidis
Si la 8e étape de La Vuelta restera à jamais marquée par l'abandon de Tadej Pogacar sur chute, elle a surtout consacré le chef-d'œuvre d'une carrière : la toute première victoire en Grand Tour de Bryan Coquard. À 34 ans et après treize tentatives infructueuses sur les épreuves de trois semaines, le sprinteur tricolore a enfin conjuré le sort, offrant à Cofidis une libération totale. Dans un entretien accordé au quotidien espagnol AS, le directeur sportif de la formation nordiste, Bingen Fernández, revient sur ce moment qui valide le plan de marche de toute une saison
Vidéo - La réaction de Bryan Coquard après sa 1ère victoire sur un Grand Tour
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Un ouf de soulagement : "À partir de là, tu as moins de pression"
Pour l'équipe française, rétrogradée cette saison au rang de ProTeam mais toujours compétitive sur les grands rendez-vous, ce succès retentissant sonne comme un immense soulagement sportif et stratégique. "La sensation que nous avons est formidable. Gagner une étape sur un grand tour, c’est savoir que tu as fait ta part du travail. À partir de là, tu as moins de pression, et on dit souvent que c’est précisément ainsi que les victoires suivantes arrivent. Ce fut une libération totale : la pression s'est envolée et l'objectif est rempli", confie le technicien basque. Même si l'onde de choc médiatique provoquée par l'accident du maillot rouge slovène a pu éclipser les premières célébrations, Bingen Fernández retient la perfection tactique de l'opération : "Une victoire reste une victoire. Bien sûr, au niveau médiatique, ce n'était peut-être pas le meilleur jour pour gagner, mais cela reste incroyable. Nous avions cela en tête depuis l'hiver : il y avait des profils favorables à Coquard et il a signé une prestation d'anthologie". Un triomphe qui a galvanisé l'ensemble du groupe, couronné dès le lendemain par le sacre d'Alex Aranburu sur la Bretagne Classic à Plouay.
Une victoire importante pour le classement UCI
Au-delà de l'émotion, ce doublé représente un véritable jackpot comptable à la survie de la formation au sommet du cyclisme mondial. Selon le barème officiel de l'UCI, une victoire d'étape sur La Vuelta rapporte 180 points UCI (auxquels s'ajoutent 130 points glanés grâce à la 2e place de Coquard à Elche de la Sierra), tandis qu'un triomphe sur une classique WorldTour de premier plan comme Plouay octroie 400 points d'un coup à Alex Aranburu.
Bretagne Classic - Alex Aranburu offre à la Cofidis la 90e édition à Plouay #BretagneClassic #Aranburu #Kamp #Borgo #Cofidis https://t.co/l6tJ4YUzi3
— Cyclism'Actu (@cyclismactu) August 30, 2026
Pour une ProTeam, ces points constituent le nerf de la guerre : ils déterminent d'abord les invitations automatiques sur toutes les épreuves WorldTour de la saison suivante pour les deux meilleures équipes de deuxième division, garantissant ainsi une présence d'office sur le Tour de France sans dépendre des wild-cards. Enfin, ils alimentent le classement triennal de promotion-relégation (2026-2028), où le total des points cumulés par les vingt meilleurs coureurs décidera du retour officiel de Cofidis au statut de formation WorldTour. En quarante-huit heures, la structure nordiste a fait le plein là où la valeur marchande sportive est la plus élevée.
