AlUla Tour - Yaël Joalland sur son grave accident :«J’y repense dix fois par jour…»
Souvenez-vous : il y a deux ans, le 28 janvier 2024, Yaël Joalland, alors coureur de la formation CIC U Nantes Atlantique, était victime d’une terrible chute qui l’a éloigné des routes pendant près de huit mois. Une chute survenue lors du Grand Prix Cycliste de La Marseillaise, avec de lourdes conséquences : quatre vertèbres cassées, la moelle épinière épargnée à deux millimètres près, une dizaine de fractures au visage, trois mois d’alitement, puis une nouvelle opération en novembre. Suivi par nos confrères de L’Équipe, le désormais coureur de la formation Cofidis raconte ses épreuves et l’impact psychologique de cette chute.
Vidéo - Yaël Joalland est actuellement sur l’AlUla Tour
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"La Marseillaise ? Je ne me sens pas prêt à y revenir"
Il effectue actuellement ses débuts avec sa nouvelle équipe (Cofidis) à l’AlUla Tour en Arabie saoudite, avec pour objectif de se faufiler dans le Top 10 du classement général. Mais lors de la troisième étape, qui emmenait les coureurs en direction de Bir Jaydah Mountain Wirkah, la chute à plus de 110 km/h de Laurenz Rex (Soudal Quick-Step), Fabien Grellier (Team TotalEnergies) et Davide Stella (UAE Team Emirates-XRG) a eu un impact psychologique important sur Yael Joalland, qui s’est automatiquement rappelé les mauvais souvenirs de ce 28 janvier 2024 : "Ça m'a un peu coupé les jambes", déclare-t-il. "J'y repense dix fois par jour. Dès que je monte sur le vélo, dès que je fais un truc, j'y repense."
La terrible chute survenue sur la 3e étape de l'AlUla Tour
La question que tout le monde se pose est la suivante : Yaël Joalland souhaite-t-il un jour revenir là où tout a basculé, sur le Grand Prix Cycliste de La Marseillaise ? Sa réponse est catégorique : "Quand on a fait mon calendrier, c'est la seule course que j'ai demandé à ne pas faire. Je ne me sens pas prêt à y revenir, même si j'ai su récemment que le parcours avait changé. C'est une super chose d'avoir enlevé la descente de la Route des Crêtes (celle où il est tombé). Mais, de manière générale, je trouve la course dangereuse [...] Je sais que ça va me suivre toute la vie, car je vais devoir continuer à faire du kiné, beaucoup d'étirements. Mais ça ne me limite pas. Maintenant, je peux faire de la muscu et du gainage avec des vraies charges pour mon poids, avant de conclure : J'aurais pu ne pas revenir. Il y a du travail derrière, mais aussi de la chance. Certains n'ont jamais pu retrouver leur niveau après des chutes moins graves que la mienne. Tu te dis que parfois la vie est injuste. C'est comme ça. Je savoure ma deuxième chance."

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