Bilan 2019 - L'équipe Cofidis prête à changer de braquet
Bilan 2019
Photo : Sirotti

Bilan 2019 - L'équipe Cofidis prête à changer de braquet

Cédric Vasseur peut avoir le sourire à l'heure de tourner la page de l'année 2019 pour se tourner vers 2020. La saison de l'équipe Cofidis a en effet été convaincante avec 20 victoires, presque aussi bien que l'an passé (21). Comme en 2018, la formation nordiste est d'ailleurs parvenue à remporter une victoire en WorldTour. Tout n'a pas été parfait, à l'image de la gestion du cas Nacer Bouhanni, mais Cofidis peut aborder l'avenir avec sérénité. D'autant que l'équipe retrouvera le statut WorldTour en 2020.

Vidéo - Jesus Herrada vainqueur de la 6e étape de la Vuelta

Christophe Laporte, toujours plus prolifique

Christophe Laporte s'est mué en principal pourvoyeur de victoires pour l'équipe Cofidis en 2019. Le sprinteur varois a remporté neuf succès, contre six en 2018. Parmi eux, deux courses par étapes, l'Etoile de Bessèges et le Tour Poitou-Charentes, auxquelles il faut ajouter deux étapes de l'Etoile de Bessèges, trois étapes du Tour Poitou-Charentes et deux étapes du Tour de Luxembourg. Laporte s'est également distingué lors des courses d'un jour, sans parvenir à lever les bras toutefois - 2e du Tour de Vendée, 3e du GP d'Isbergues, 6e du GP de Wallonie. Il a par ailleurs été récompensé de ses performances par une sélection pour les Mondiaux en septembre. Prochaine étape : gagner en régularité au niveau WorldTour, où le coureur de La Seyne-sur-Mer a éprouvé quelques difficultés cette année - aucun top 10 sur Paris-Nice, 61e de Milan-San Remo, 39e de Gand-Wevelgem.

 

Jesus Herrada, le Monsieur plus

C'est la grande satisfaction de la saison. Jesus Herrada a apporté pas moins de six succès à son équipe, et non des moindres. Le grimpeur espagnol a remporté la seule victoire WorldTour de sa formation cette saison - la 6e étape de la Vuelta, à Ares del Maestrat - et s'est imposé lors du Mont Ventoux Dénivelé Challenge en venant à bout de Romain Bardet (AG2R La Mondiale) sur les pentes du Géant de Provence. Herrada s'est aussi offert le Tour de Luxembourg (classement général et deux étapes) ainsi que l'un des trois volets du Challenge de Majorque devant, excusez du peu, Guillaume Martin, Bauke Mollema et Alejandro Valverde. Ajoutez à ces victoires des podiums sur le GP de Plumelec (2e), le Tour d'Oman (3e) et le Championnat d'Espagne (3e), sans oublier une belle 6e place au général du Tour de la Communauté de Valence, et vous obtenez une saison pleinement réussie.

 

Edet et Rossetto fidèles au poste, entrée rémarquée pour Touzé

Nicolas Edet s'est montré à la hauteur des attentes cette saison. Le grimpeur de 32 ans a bien débuté en terminant cinquième du Tour du Haut-Var puis en se classant troisième au sommet du Turini lors de Paris-Nice, son meilleur résultat au niveau WorldTour depuis 2017. Il a également pris la 15e place du Tour de Pologne, signant le troisième top 15 au général d'une course par étapes WorldTour de sa carrière. Avant de conclure en beauté lors de la Vuelta, où il a porté le maillot rouge pendant un jour et réalisé sa meilleure performance au classement général d'un Grand Tour (18e).

Stéphane Rossetto a également répondu présent, d'abord en décrochant la médaille d'argent du contre-la-montre des Championnats de France. Le Francilien a ensuite confirmé lors de sa première participation au Tour de France. Très souvent à l'avant, il a été l'un des principaux animateurs de la course, recevant un prix de la combativité en guise de récompense. Saison solide également de la part de Julien Simon, vainqueur du Tour du Finistère, vice-champion de France et huitième du Tour de l'Ain. Méritent également d'être salués Dimitri Claeys, vainqueur de la Famenne Classic, et Kenneth Vanbilsen, qui a levé les bras pour la première fois depuis 2014 en s'imposant sur Dwars door het Hageland, devant Niki Terpstra (Total Direct Energie).

Certaines recrues n'ont pas convaincu, à l'image de Darwin Atapuma, qui quitte l'équipe en 2020. En revanche, le jeune Damien Touzé a fait la démonstration de toutes ses qualités. En plus d'être monté sur le podium de la Polynormande (3e) et du Championnat de France (3e), le coureur de 23 ans s'est classé 8e de Binche-Chimay-Binche. Il a aussi terminé 11e et 12e d'étape sur la Vuelta, son premier Grand Tour. 

 

Le Tour de France et Nacer Bouhanni, deux ombres au tableau

La saison de Cofidis comporte malgré tout quelques points noirs. D'abord le Tour de France, rendez-vous phare du calendrier. Une course où l'équipe nordiste n'a plus remporté d'étape depuis 2008. Cédric Vasseur avait donc fixé l'objectif de remédier à l'anomalie. Sans succès. Ses hommes n'ont pas été épargnés par la malchance puisque Nicolas Edet et Christophe Laporte ont dû abandonner pendant la première semaine. Pierre-Luc Périchon est, lui, lourdement tombé lors de la 4e étape, même si cela ne l'a pas empêché d'aller chercher une huitième place à Gap. Avec une 6e place de Julien Simon à Colmar comme meilleur résultat, et malgré l'activité de Stéphane Rossetto, cette Grande Boucle n'aura pas rempli les attentes de la formation nordiste.

L'autre déception de l'année se nomme Nacer Bouhanni. Alors que 2018 avait laissé entrevoir du mieux, le sprinteur vosgien n'a pas obtenu la moindre victoire cette saison. Il termine avec seulement trois top 3 au compteur, un bilan famélique pour un coureur de son statut. De nouveau écarté de la sélection du Tour de France, le natif d'Epinal a très peu couru après le Championnat de France, avec seulement trois courses d'un jour ainsi que le Tour Poitou-Charentes à son programme. "Depuis deux ans, je vis un cauchemar, un enfer", témoignait-il cet été, mettant en cause le management de Cédric Vasseur : "Dès qu'il est arrivé dans l'équipe, il a fait mon procès dans la presse, sans même prendre le temps de me rencontrer, de parler avec moi. Il n'a pas pris le temps de me connaître. [...] Je ne souhaite à personne, même à mon pire ennemi, de vivre ce que j'ai vécu. Ce n'est pas possible de faire du vélo dans ces conditions". Sans surprise, Nacer Bouhanni ne poursuivra pas chez Cofidis en 2020. L'ancien champion de France cherchera à se relancer chez Arkéa-Samsic.

A l'inverse, Hugo Hofstetter s'est montré régulier, même s'il n'est pas parvenu à gagner. Le sprinteur alsacien a multiplié les places d'honneur et a su se mêler aux meilleurs sur des épreuves particulièrement relevées - 4e du GP de l'Escaut, 5e d'Eschborn-Francfort, 6e d'étape sur le Tour de Catalogne, 11e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, 19e de Paris-Roubaix. Comme Bouhanni cependant, il quitte l'équipe en regrettant "une absence de communication" avec son manager général. "La communication est inexistante, il n'y a pas d'échange en fait. [...] C'est regrettable car je ne me sens plus bien, même moralement, j'ai eu du mal ces derniers temps. Il y a une sorte de malaise", expliquait-il début juillet.

 

Coup d'accélérateur en 2020

Puisqu'elle retrouve le WorldTour en 2020, l'équipe Cofidis a vu les choses en grands au niveau de son recrutement. Dix coureurs débarquent, en tête desquels Elia Viviani (30 ans). L'Italien arrive après deux saisons pleines chez Deceuninck-Quick Step. Sprinteur de classe mondiale et excellent pistard, Viviani a brillé en 2019 avec 11 victoires, dont une étape du Tour de France et la course en ligne des Championnats d'Europe. Il pourra compter sur son fidèle poisson-pilote Fabio Sabatini pour poursuivre sa chasse aux bouquets en 2020. Son frère Attilio (23 ans) s'est lui aussi engagé avec la formation nordiste après avoir convaincu en tant que stagiaire lors de la fin de saison - vainqueur de la Johan Museeuw Classic.

Dans un autre registre, Guillaume Martin viendra apporter ses qualités de grimpeur. Douzième du Tour de France cet été, le Normand espère passer un cap en passant de Wanty-Gobert à Cofidis. D'autres habitués du plus haut niveau rejoignent l'équipe : Nathan Haas (Katusha-Alpecin), Julien Vermote (Dimension Data) et Simone Consonni (UAE-Team Emirates). Piet Allegaert (Sport Vlaanderen-Baloise), Fernando Barcelo (Euskadi-Murias) et Eddy Finé (VC Villefranche Beaujolais) complètent un effectif qui ne manque pas d'allure. Tous les ingrédients semblent réunis pour voir l'équipe Cofidis passer un cap supplémentaire en 2020.

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

Publié le par Quentin BALLUE

Vos pronostics et vos paris cyclistes c'est ici

Ces pronostics sont donnés à titre indicatif. Vous ne saurez engager la responsabilité de l'auteur quant aux résultats des courses. Les cotes sont susceptibles de changer jusqu'au départ. «  Jouer comporte des risques : endettement, dépendance… Appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé) »

Publicité



News

Transferts

Publicité

Sondage

Quel coureur va remporter le 104e Tour d'Italie ?



















Partenaires

Publicité
Publicité