Tour de France - Christian Prudhomme : «Tadej Pogacar nous a dit merci...»
Le Tour de France a annoncé, ce samedi 11 juillet au soir, un raccourcissement de 30 km de la 9e étape prévue ce dimanche 12 juillet entre Malemort et Ussel en raison de la canicule. La décision intervient après le placement de la Corrèze en vigilance rouge. Le parcours, initialement long de 185,5 kilomètres, ne mesurera finalement que 155,5 kilomètres. Le départ sera donné à 13h45, avec une arrivée estimée aux alentours de 17h30. Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, a justifié ce samedi la décision de raccourcir la 9e étape à cause de la vigilance rouge canicule en Corrèze. "Cela ne change rien d'un point de vue sportif", a t-il expliqué.
"La 9e étape sera peut-être encore plus dense"
"Météo-France a placé le département de la Corrèze en vigilance rouge canicule en raison d'un épisode de chaleur d'une intensité exceptionnelle", a expliqué l'organisation ASO dans son communiqué ce samedi 11 juillet au soir. "Dans ce contexte, il a été décidé d'adapter le parcours de la 9e étape du Tour de France, reliant Malemort à Ussel, le dimanche 12 juillet 2026." La température pourrait en effet atteindre les 36°C ce dimanche, d'après Météo-France. Le détail précis du changement de parcours de la 9e étape est indiqué par le communiqué : "Après le défilé dans Brive-la-Gaillarde, la course quittera l'itinéraire initial pour emprunter la D921, avant de retrouver le parcours prévu sur la commune de Lanteuil, à 147,8 km de l'arrivée à Ussel." Les explications de Christian Prudhomme.
Pourquoi cette décision Christian Prudhomme ?
C'est une étape rude, l'étape de la Corrèze, ça fait 10 jours que les champions sont sur la route, par des températures importantes, très élevées, et le département passe en vigilance rouge. Nous avons décidé avec le préfet, en accord total avec les autorités qui nous permettent d'organiser le Tour de France, de la réduire. On coupera directement et on aura une étape plus courte. Cela ne change rien à l'aspect sportif, car c'est vraiment remarquable et redoutable. En revanche, ça fera 30 kilomètres de moins. Quand Thierry Gouvenou (directeur de l'épreuve) l'a annoncé à Pogacar tout à l'heure, il lui a dit merci.
Comment a-t-elle été prise ?
Ça fait partie des adaptations, on est des organisateurs responsables. On fait ça avec les autorités, qui sont très sollicitées par ailleurs. Ce sont des réunions, on est en contact permanent, au centre de coordination, entre les équipes de la préfecture et celles du Tour. C'est une demande conjointe, dès lors que le département est passé en rouge, de dire : on réduit de 30 kilomètres. Bien évidemment, pour les spectateurs, car c'est le plus important. Je pense que c'est du bon sens, et d'un point de vue sportif, ça ne changera rien. Au contraire, elle sera peut-être même encore plus dense.
Était-il envisageable de partir plus tôt sur cette 9e étape ?
On ne change pas, l'étape va bouger de 10 minutes mais ça ne change strictement rien. Réveiller les coureurs à 5 heures du matin, c'est un peu compliqué, même si ça arrive pour les contrôles antidopage.
Que disent les coureurs de la chaleur qui s'abat sur ce Tour de France ?
On n'a pas de demande des coureurs. Au contraire, Thierry Gouvenou a des messages de coureurs qui disent merci. Quant aux équipes, elles s'adaptent incroyablement.
