Tour de France 1997
Tour de France 1997 - Laurent Dufaux : 'C'était le vélo à l'ancienne' Photo : @Sirotti / @CyclismActu

Tour de France 1997 - Laurent Dufaux : "C'était le vélo à l'ancienne"

Laurent Dufaux au micro de Cyclism'Actu pour évoquer le Tour de France 1997 qui est actuellement de nouveau rediffusé sur La Chaine L'Equipe. L'équipe Festina avait sa stratégie et le Suisse, ami et lieutenant de Richard Virenque, s'en souvient. Laurent Dufaux nous donne aussi son avis pour savoir si le Tour de France 2020 doit être maintenu au vu de la situation sanitaire en France, en Europe et dans le monde à cause du coronavirus.

Tour de France - Laurent Dufaux : "On n'avait rien à perdre"

 

"Cette étape, je m'en souviens comme si c'était hier"

"Je m'en souviens comme si c'était hier de cette étape", commence Dufaux. "La veille, Richard nous avait tous parlé en nous disant 'allez les gars, demain c'est l'étape ou jamais, je compte sur vous', il nous avait motivé au maximum et ça s'est traduit sur la course, on a montré un collectif incroyable, très fort. Après le premier col on était encore sept Festina dans le premier groupe, ça démontrait notre force collective. C'est clair que c'était des moments inoubliables, et comme on le dit c'était un peu le vélo à l'ancienne, ce n'était pas trop calculé, c'était spontané avec de la prise de risques. On savait que cette étape était très importante pour le classement. Ullrich avait six minutes d'avance, on n'avait rien à perdre donc automatiquement c'était décidé de tenter quelque chose. Qui ne tente rien n'a rien, et quand on voit le résumé de l'étape... On a fait la course à fond, et ça s'est terminé en mano a mano dans la montée vers Courchevel entre Ullrich et Virenque. Finalement, cette journée s'est terminée avec une magnifique victoire de Richard devant son public, c'était extraordinaire, et pour ma part j'ai réussi à faire une jolie 4e place. On avait terminé cette journée extrèmement éprouvés, mais c'est un magnifique souvenir."

 

"On savait que c'était tout ou rien"

"On savait que ce n'était pas possible de gagner le Tour avec Ullrich qui avait un avantage très considérable, il pouvait laisser faire, il pouvait juste suivre", poursuit le Suisse. "La veille, au soir de l'arrivée à l'Alpe d'Huez, il y a eu ce coup de gueule de Richard, on voyait que lui voulait tenter le tout pour le tout sur cette étape courte avec trois grandes difficultés. On savait que c'était tout ou rien, et il y a eu la victoire d'étape. Après, on a vu dans la dernière étape de moyenne montagne en Alsace que, selon les circonstances de course, ça aurait pu basculer car Ullrich n'était pas dans une grosse journée. Mais voilà, au soir de Courchevel c'est sûr que ça paraissait difficile sachant qu'il y avait encore un gros contre-la-montre. C'était surtout une lutte entre deux grosses équipes, Telekom et Festina, et on voyait que Richard s'approchait chaque année de la victoire finale sur le Tour."

 

"Pour le cyclisme, le maintien du Tour 2020, c'est presque capital"

Dufaux évoque enfin le Tour de France 2020, qui est toujours au programme malgré la pandémie de coronavirus. Doit-il être maintenu ? "L'avenir va nous le dire. On vit un drame avec cette épidémie qui touche le monde entier. Aujourd'hui, la priorité c'est d'éradiquer au plus vite ce problème", répond Dufaux. "Il y a déjà des gros événements qui sont repoussés ou annulés comme l'Euro ou les JO. Maintenant, le Tour, c'est en juillet, et les enjeux, notamment financiers, sont énormes. En ce moment, on voit que beaucoup d'équipes, même en World Tour, sont en difficulté avec des rédutions de salaires. La CCC a dû prendre des décisions drastiques pour sauver leur entreprise. Donc pour tout le milieu cycliste, le maintien d'une épreuve aussi importante que le Tour, en termes de business, c'est presque capital. Mais de toute façon, les décisions seront prises en fonction de l'état sanitaire et de l'évolution de l'épidémie. On parle de différents scénarios, avec un report d'un mois notamment, mais je pense qu'il est un peu tôt pour imaginer si l'épreuve va avoir lieu ou non. Il faudra voir aussi les coureurs, on voit qu'il y a une irrégularité au niveau de l'équité sportive parce que certains pays ont la possibilité de s'entraîner et d'autres pas. On n'est pas sur le même pied d'égalité. Il faudrait que tout le monde puisse retrouver des conditions d'entraînement équitables, ce serait très important, mais il faut surtout que la situation de l'épidémie soit résolue pour que le Tour puisse avoir lieu", conclut-il.

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Publié le par Cyclism'Actu

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