Route - Départ à l'étranger... un choix payant pour les pépites françaises ?
Les rumeurs d’un potentiel départ de Lenny Martinez du côté de la Bahrain Victorious se sont donc confirmées ce lundi 8 avril, et ça serait même signé ! De toute façon, elles ne cessaient d’enfler et rappellent qu’en plus des résultats cyclisme, le peloton professionnel s’anime également en coulisses. Les défenseurs d’un certain idéal ne s'enthousiasment pas à l’idée de voir partir l’une des pépites de la Groupama-FDJ et loin de la façon de voir les choses d’un Thibaut Pinot durant l’ensemble de sa carrière, le coureur nivernais ne serait néanmoins pas le premier à découvrir de nouveaux horizons.
Vidéo - Lenny Martinez au micro de Cyclism'Actu en début de saison !
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Ici, la question d’une équipe historiquement proche des limites éthiques irrite naturellement les défenseurs de celui que beaucoup considèrent déjà comme le “successeur”. Toujours est-il que les performances remarquées et remarquables de Lenny Martinez lui ont déjà permis d’attirer l’attention des grandes cylindrées internationales, comme ses pairs hexagonaux dans le passé. Un synonyme de réussite ? Pas systématiquement.
Lenny Martinez chez Bahrain Victorious en 2025, ce serait déjà signé selon @RMCsport.
— Cyclism'Actu (@cyclismactu) April 8, 2024
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Laurent Jalabert
L’époque de Laurent Jalabert n’était clairement pas la plus positive de l’histoire du cyclisme mais il semble tout de même impossible de dénier la réussite connue par l’Occitan au sein de l’effectif de la ONCE. C’est à 24 ans que "Jaja" fît le grand saut de l’autre côté des Pyrénées, bien que ce type de transfert soit courant pour les habitants historiques du sud-ouest français. Le reste est une évidence et une pléiade de titres avec en prime, La Vuelta 1995, quatre Monuments et des succès sur les trois Grands Tours.
Warren Barguil
On ne trouve probablement pas plus attaché à ses terres que le sympathique breton. Avec des classes effectuées dans son Morbihan natal, "Wawa" a néanmoins dû rapidement se faire violence pour accepter de progresser loin de ses terres bretonnes. Stagiaire chez Argos-Shimano en 2012, Barguil découvrira ses premières joutes à très haut niveau mais ne manquera surtout pas de briller au Tour de l’Avenir, là où les futurs très grands ont pris l’habitude d’impressionner. Contrat professionnel à la clé, Barguil passera quatre saisons à l’étranger avec en guise de palmarès majeur, deux étapes sur le Tour de France et La Vuelta mais surtout, un maillot à pois dans un Tour de France 2017 marqué de son empreinte. En revenant en France et plus précisément en Bretagne avec un projet autour de lui, le natif d’Hennebont ne retrouvera finalement pas une telle réussite sur les courses World Tour. La raison d'un nouveau changement tardif ?
En 2024, Barguil a décidé de retenter l’aventure à l’étranger en rejoignant son ancienne équipe et Romain Bardet pour trois saisons qu’il espère couronnées de lauriers.
Sylvain Chavanel
À une époque où il était impensable de voir les meilleurs coureurs français évoluer en dehors de l’Hexagone, Chavanel faisait partie des quelques exceptions. Modèle de professionnalisme tout au long de sa carrière, Chavanel a acquis une vraie expérience sur les courses d’un jour et sur les grandes classiques du calendrier. Aurait-il pu le faire en France ? Probablement pas selon ses dires.
Il faut avouer que la spécialité française n’a jamais été les courses d’un jour, contrairement aux équipes belges. Et bien que les mœurs semblent en train de changer, les vainqueurs de classiques ardennaises ou flamandes sont souvent issus d’équipes étrangères. C’est en ce sens que Chavanel a voulu s’aguerrir dans la formation du cancanier Patrick Lefevere sans ne jamais tourner le dos aux opportunités françaises. Pour preuve, il a terminé sa carrière longue de 18 saisons sous l’égide de Jean-René Bernaudeau.
Les exemples ne manquent pas
Sans certitude qu’un tel historique puisse être pris en compte par les coureurs sondés, les exemples restent nombreux chez les Français. Avec plus ou moins de réussite dernièrement, des coureurs comme Tony Gallopin, Alexis Renard, Pierre Rolland, Hugo Hofstetter, Florian Sénéchal, Rémi Cavagna ou Kenny Elissonde ont fait le choix de partir à l’étranger durant leur carrière.
Et parfois, comme pour Julien Bernard ou l’immense Julian Alaphilippe, le choix s’est surtout effectué en dépit d’autres offres en début de carrière. Pour ce dernier, nul doute que ce chemin fut bénéfique, bien que la découverte d’une équipe française semble se profiler de plus en plus… La faute au fameux aspect cancanier de son patron.
