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Rétro - Il y a un an... Alexander Kristoff s'offrait Gand-Wevelgem Photo : Sirotti

Rétro - Il y a un an... Alexander Kristoff s'offrait Gand-Wevelgem

Ce dimanche devait être jour de Gand-Wevelgem. Disputée entre Ypres et Wevelgem (257 km), la 82e édition aurait dû, comme à l'accoutumée, finir de nous indiquer les noms des favoris pour les deux Monuments en approche, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Mais crise sanitaire du coronavirus oblige, rien de tout cela ne se déroulera en ce début de printemps et il faudra certainement attendre la fin de l'année, voire 2021, pour avoir le bonheur d'assister à ces épreuves si particulières. Pour vous consoler quelque peu, Cyclism'Actu vous propose de revenir sur l'édition 2019 de Gand-Wevelgem et la victoire d'Alexander Kristoff (UAE Team Emirates).

Gand-Wevelgem 2019 - La victoire d'Alexander Kristoff

 

Peter Sagan très actif

Au bout de 50km de course, le peloton se scinde en deux parties. Devant, on retrouve une vingtaine de coureurs, que des costauds : Peter Sagan, Pascal Ackermann, Rudiger Selig (Bora-Hangrohe), Tim Declercq (Deceunick-Quick Step), Matteo Trentin (Mitchelton-Scott), Wout Van Aert, Maarten Wynants, Taco van der Hoorn, Mike Teunissen (Jumbo-Visma), Luke Rowe (Team Sky), Cees Bol (Team Sunweb), John Degenkolb, Mads Pedersen, Jasper Stuyven, Edward Theuns (Trek-Segafredo), Fernando Gaviria (UAE-Team Emirates), Mathieu van der Poel (Corendon-Circus), Niki Terpstra (Direct Energie) et Jan-Willem van Schip (Roompot-Charles). L'écart avec le peloton atteint la minute, mais la Deceuninck - Quick-Step ne laisse pas partir.

Devant, l'entente est moins bonne à 70km de l'arrivée, tandis que le peloton se rapproche. TheunsSaganTrentin et Teunissen parviennent alors à s'échapper. Le peloton reprend les poursuivants, mais le rythme n'est pas très intense, et Luke Rowe tente sa chance. Au terme d'un gros effort, il parvient à recoller seul au quatuor de tête. Derrière, plusieurs coureurs tentent de l'imiter, comme Alexander KristoffTerpstra ou Van Aert, mais finalement le peloton se reforme. Les Deceuninck - Quick-Step reprennent les choses en main et après plusieurs minutes de chasse, les cinq hommes de tête sont repris à un peu moins de 20km de l'arrivée. Ils sont alors une trentaine de coureurs en tête.

 

Un groupe de quatre repris à 700 mètres

Les attaques fusent dans les 15 derniers kilomètres, mais personne ne parvient à prendre le large, notamment car la Deceuninck - Quick Step, qui joue la carte Elia Viviani, ne laisse pas partir. Quatre coureurs arrivent enfin à prendre quelques mètres d'avance à 5km de la ligne : Jasper Stuyven (Trek-Segafredo), Jack Bauer (Mitchelton-Scott), Sebastian Langeveld (EF Education First) et Amund Grondahl Jansen (Jumbo-Visma). Derrière, la Deceuninck-Quick Step essaie encore de boucher le trou, mais cette fois-ci elle n'y parvient pas. A 2km du but, le quatuor a encore 9'' d'avance sur le peloton. Zdenek Stybar puis Philippe Gilbert lâchent leurs dernières forces pour tenter de revenir, et finalement les hommes de tête sont repris à 700m de la ligne. 

Adrien Petit (Direct Energie) lance le sprint de très loin, mais il est débordé par Alexander Kristoff qui s'impose facilement devant John Degenkolb (Trek-Segafredo), Oliver Naesen (AG2R La Mondiale) et Mathieu van der Poel. Premier Français, Adrien Petit prend finalement la sixième place, tandis que Peter Sagan, tenant du titre et triple vainqueur de l'épreuve (2013, 2016 et 2018), a lâché dans le dernier kilomètre et prend une anonyme 32e place.

 

Les réactions

 

Alexander Kristoff (UAE Team Emirates, 1er) : "Fernando Gaviria a fait une grande course et a été à l’avant toute la journée, mais il m’a dit dans les dix derniers kilomètres qu’il ne se sentait pas bien. Il m'a dit : "Vas-y, fais le sprint." J’ai trouvé une bonne roue et, à la fin, j’ai été le plus fort. C’est une énorme victoire pour moi et ça sauve mon printemps. Je vois que ma forme est bonne pour les Flandriennes. C’est un peu plus facile que les autres courses, mais c'est un succès. C’est l’une des plus grandes victoires de ma carrière."


John Degenkolb (Trek-Segafredo, 2e) : "Kristoff a fait un sprint incroyable. J’ai pu m’approcher de sa roue mais il n’y avait pas moyen de le passer. Il était le plus fort sur ce sprint. Il mérite sa victoire. Je suis fier de la manière dont nous avons roulé. Nous étions à quatre dans le groupe de tête. Après les grosses défaites des semaines dernières, cela nous fait du bien de peser autant sur la course. Je me suis éclaté dans ce vent typiquement flamand,  ces pavés, ces monts et cette poussière."


Oliver Naesen (AG2R La Mondiale, 3e) : "Après l’E3 (il avait fini 8e, ndlr), j’étais un peu frustré car j’ai l’impression que je me suis battu moi-même. Cela me fait du bien au moral d’être sur le podium. Perdre contre Kristoff et Degenkolb n’est pas honteux. C’est même normal car je ne suis pas un sprinteur à la base. J’aimerais vraiment gagner, mais c’est difficile. Peut-être ai-je besoin d’un déclic quelque part, ce qui pourrait être le début d’une série. En tout cas, j’étais frais et lucide dans le final."

 

Mathieu van der Poel (Corendon-Circus, 4e) : "Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. La course a commencé extrêmement tôt, surtout pour une course aussi longue. C’est bon pour le moral de terminer quatrième, sur une course aussi longue et avec autant de vent. Je misais sur Viviani pour le sprint, mais il était coincé. Je devais sauter d’une roue à l’autre… Ce n’était pas l’idéal pour un sprint."


Adrien Petit (Direct Energie, 6e) : "Une course de fou. Après ma crevaison, j’ai pensé à la malchance qui m’avait frappé ces dernières semaines. Je me suis dit : "Tu ne vas quand même pas rater toutes tes épreuves à cause de ça, d’une chute ou d’autre chose". J’ai voulu anticiper parce que je ne voulais pas me faire enfermer. C’était difficile avec le vent de face. Mais je n’ai pas de regret. J’ai été présent au Nieuwsblad, à Kuurne, au Samyn. J’ai été content de ne pas disputer l’E3, vendredi. J’ai pu venir ici avec plus de fraîcheur. Le résultat est frustrant, mais je suis content de ma performance."


Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step, 19e) : "L'équipe a fait une course très solide, les gars ont été impressionnants tout au long de la journée. Il y a eu une cassure dans le peloton tôt dans la course à cause du vent, la chasse nous a coûté de l'énergie mais les gars ont été brillants. Dans les cinq derniers kilomètres j'étais concentré sur Kristoff, mais malheureusement le sprint était chaotique et je n'étais plus dans sa roue à 200 mètres de la ligne. Ce n'était pas notre jour et je suis bien sûr déçu du résultat."

 

Peter Sagan (BORA-hansgrohe, 32e à 13") : "C'était un Gand-Wevelgem magnifique et passionnant mais très dur. Nous étions au-dessus de 50 km/h dans les deux premières heures et quand les vents forts ont créé des bordures, j’ai décidé de saisir l’occasion et de sauter dans la grande échappée avec Pascal Ackermann et Rudiger Selig. Ils ont fait un excellent travail, travaillé dur et lorsque nous nous sommes retrouvés à quatre, j’ai fait de mon mieux pour aider à garder notre avance sur le peloton. Ce n’était pas possible et dans le final, je n’avais pas les jambes pour disputer le sprint massif."

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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