Paris-Roubaix - Van der Poel et Philipsen... ils peuvent contrer Tadej Pogacar ?
À quelques jours de Paris-Roubaix, Mathieu van der Poel et Jasper Phlipsen, qui porteront les espoirs d'Alpecin-Premier Tech sur le Monument, se sont longuement exprimés au cours d'une conférence de presse. Mathieu van der Poel espère réaliser le quadruplé, lui qui a déjà remporté les 3 dernières éditions de l'Enfer du Nord. Quand à Jasper Philipsen, il a connu un début de saison poussif avant de remporter deux victoires. De quoi donner de la confiance au collectif d'Alpecin pour ce Paris-Roubaix.
Vidéo - Van der Poel et Philipsen en conférence de presse avant Paris-Roubaix
"Je veux juste essayer de gagner"
Mathieu van der Poel est revenu sur le Tour des Flandres : "Ça va, mais j’étais quand même bien cramé lundi. C’était une course vraiment difficile. Peut-être l’un des Tour des Flandres les plus difficiles que j’ai fait. Au final, après une telle journée, je peux être content avec la deuxième place." Il peut dès cette année réaliser le quadruplé sur Paris-Roubaix, une performance inédite : "Oui, ça serait vraiment joli, mais ce n’est pas une chose à laquelle je pense quand je fais la course. Je veux juste essayer de gagner. On a besoin de chance aussi sur Roubaix. C’est vrai que ma domination sur cette course est de plus en plus compliquée car il y a maintenant Pogacar. Il est unique. Il est aussi dans une bonne forme et il va être difficile à battre dimanche. Je pense avoir les jambes pour garder la roue. Il n’y a pas de côte mais Tadej est tellement fort en ce moment qu’il peut gagner toutes les courses".
Van der Poel affirme également ne pas avoir de doutes sur le fait de pouvoir battre Pogačar : "Non, pas vraiment. Je pense que j’ai vraiment travaillé dur et j’ai le niveau que je voulais avoir. Mais il est encore plus fort et moi, de mon côté, je ne peux pas vraiment faire plus. J’espère juste que j’aurai les jambes pour le battre. Tactiquement, je n’ai pas l’impression qu’il y a quelque chose à faire. Mais bon, je peux aussi avoir tort… Si l’idée est d’essayer de le faire rouler, il faut savoir que Tadej roule toujours. Mais bon, c’est vrai que j’espère avoir Jasper Philipsen avec moi dans le final", conclut-il.
"Les courses s'enchaînent à un rythme effréné"
De son côté, Jasper Philipsen a levé deux fois les bras cette saison, un bilan qui le rassure : "Ce n'est pas mal de se présenter au départ de Paris-Roubaix avec deux victoires à son actif. Tout cela permet d'alléger un peu la pression. Les premiers kilomètres ont été quelque peu redessinés. Reste à savoir si, grâce à tout cela, la course démarrera plus vite. Il y aura sans doute encore une lutte acharnée pour intégrer une échappée précoce. Ensuite, il y aura la ruée vers le Bois de Wallers Arenberg, mais il y a encore quelques points cruciaux à Paris-Roubaix. Avec l'équipe, nous avons déjà montré à plusieurs reprises que cette course nous convient bien."
"Les courses s'enchaînent à un rythme effréné. Entre deux épreuves, il s'agit de se reposer et de récupérer autant que possible. Le fait que les courses se déroulent invariablement à un rythme très élevé ? C'est une tendance qui dure depuis un certain temps déjà, n'est-ce pas ? Tout va de mieux en mieux. Dimanche, le vent pourrait bien y contribuer. S'il souffle dans le dos, on assistera à nouveau à un départ fulgurant et, en fait, le rythme ne ralentira plus par la suite. Y a-t-il une chance qu'une échappée précoce tienne jusqu'à la fin ? C'est l'un des nombreux scénarios possibles à Paris-Roubaix, une course tellement imprévisible", conlut le sprinteur.
