Transfert - Juan Ayuso s'est lâché sur la UAE : «C'est une véritable dictature...»

Par Arthur DE SMEDT le 02/09/2025 à 14:22. Mis à jour le 02/09/2025 à 15:46.
Transfert - Juan Ayuso s'est lâché sur la UAE : «C'est une véritable dictature...»
Photo : Sirotti / @Copedaleando

L'ambiance s'annonce très tendue entre Juan Ayuso et son équipe UAE Team Emirates-XRG jusqu'à la fin de cette Vuelta et même jusqu'à la fin de saison. Ce lundi, lors de la première journée de repos, la formation émiratie avait annoncé dans un communiqué la rupture du contrat entre les deux parties, intialement liées jusqu'en 2028. L'Espagnol partira donc à la fin de la saison 2025, probablement vers Lidl-Trek. Mais les relations risquent de fortement se dégrader d'ici-là... Car après les communiqués très polissés de la veille, que ce soit de la part d'UAE ou Ayuso, ce dernier a profité du départ de la 10e étape ce mardi pour prendre la parole sur un ton bien plus agressif et rancunier vis-à-vis de la méthode employée par sa future ex-équipe, qui ne l'aurait pas averti de cette annonce. "Ils veulent nuire à mon image. J'ai subi un manque de respect après l'autre de la part de la direction de l'équipe. C'est une véritable dictature", a-t-il notamment lancé dans des propos reccueillis par les médias espagnols dont COPEdaleando.

Vidéo - Juan Ayuso s'explique au départ de la 10e étape de La Vuelta

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"Quand les manques de respect se succèdent de la part de la direction de l'équipe..."

Dans une longue interview, le Catalan s'est lâché et n'a pas épargné la direction d'UAE. "Ils ont agi ainsi pour nuire à mon image. Ils parlent de valeurs et d'unité, et je suis tout à fait d'accord avec cela. Évidemment, hier (lundi), ils ont aussi profité de propos déplacés d'Almeida, mais j'ai discuté avec João, et il s'est excusé, car il est plutôt d'accord avec ce qui s'est passé. Je veux aider. Mais bien sûr, quand les manques de respect se succèdent de la part de la direction de l'équipe, il devient difficile de construire une unité et de vouloir s'intégrer."

 

 

Après cette petite bombe, Ayuso a tenu à calmer le jeu, notamment concernant son manque d'implication aux côtés de Joao Almeida, que ce dernier avait regretté dimanche dans le final de la 9e étape. "Par respect pour mes coéquipiers et pour la qualité de mon accompagnement ces dernières années, je souhaite terminer cette Vuelta de la meilleure des manières, et je suis très heureux que vous le sachiez tous maintenant. L'année prochaine, je pense, sera une très belle année, un nouveau départ, et je suis heureux. Je pense que la relation avec mes coéquipiers, y compris Almeida, malgré toutes les discussions, est bonne et il mérite tout mon soutien. De plus, le travail des six autres membres, à l'exception d'Almeida, mérite que je contribue à la hauteur de mes capacités, et c'est un peu ce que je vais essayer de faire. J'aurais aussi aimé bien finir avec l'équipe, car c'était un peu ce que nous avons essayé de faire tout au long des négociations, mais bon, parfois... c'est plutôt une dictature et une prise de pouvoir unilatérale."

 

 

"L'annonce ? Je sais que tout a été fait hier en une demi-heure, sans préavis..."

Quant à la raison pour laquelle tout a si mal tourné : "Ce sont des questions qu'il faut leur poser. Comme je l'ai dit, hier, jusqu'à 18h30, je ne savais rien, et soudain, ils se sont souvenus que le communiqué serait publié après notre entraînement, afin de ne pas affecter ni moi ni mes coéquipiers. Je sais que tout a été fait hier en une demi-heure, sans préavis. Eh bien, je ne comprends pas. Et puis, pendant la demi-heure dont je disposais, j'ai dit que je n'étais pas d'accord avec le contenu du communiqué, et on m'a répondu que le premier communiqué qu'ils avaient écrit était bien pire et que je devais m'en contenter. J'ai toujours essayé de préserver ma santé mentale, mon image et d'être respectueux, car après tout, c'est une équipe qui m'a beaucoup donné, et j'ai toujours été payé par eux. J'ai donc toujours essayé d'être aussi professionnel que possible, mais c'est difficile", a-t-il conclu. Le torchon brûle entre UAE et Ayuso, et l'Espagnol pourrait bien bien en subir les conséquences et ne pas voir Madrid d'ici-là...

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