Strade Bianche - Mathieu van der Poel absent... le parcours trop dur pour lui ?
Déjà dominateur pour sa course de rentrée samedi dernier sur l'Omloop Nieuwsblad, Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a affiché sa très bonne condition physique. Les fans de cyclisme rêvaient de le voir doubler avec Kuurne-Bruxelles-Kuurne dès le lendemain, en vain. Et d'aucuns auraient pu imaginer le Néerlandais s'aligner ce samedi sur les Strade Bianche, épreuve qu'il avait remportée en 2021, alors qu'il s'alignera lundi 9 mars au départ de Tirreno-Adriatico, tout près de Sienne…
Vidéo - Le show van der Poel à l'Omloop Nieuwsblad 2026
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Le dénivelé, au-delà de la "limite" pour des coureurs de classiques ?
Las, encore, Mathieu van der Poel ne s'aventurera pas sur les chemins blancs de Toscane cette année. La raison avancée par Christoph Roodhooft, directeur sportif d'Alpecin Premier Tech, auprès du journal Het Nieuwsblad ? Pour lui, l'évolution récente de la course fait qu'elle ne correspond plus aux attentes du Néerlandais de 31 ans... alors que "MVDP" l'avait qualifiée comme "l'une des plus belles courses du calendrier", lui l'adapte du VTT et du cyclo-cross.
Pour Roodhooft, le dénivelé positif en constante augmentation chaque année (+ 20 à 25 % par rapport à 2021) rendrait désormais inaccessible cette course pour van der Poel. "Auparavant, cette course était déjà à la limite pour les coureurs classiques dotés d'une puissance explosive. À l'époque, elle restait gérable. Maintenant, elle a dépassé cette limite", déclare Roodhooft. Le niveau de l'adversité, avec des Pogacar ou Pidcock, réduirait aussi les chances de succès de "MVDP". "S'ils sont à 100 % de leurs capacités, cela deviendra très, très difficile pour Mathieu, poursuit Christoph Roodhooft. Et dans ce cas, Mathieu a tout intérêt à se concentrer sur d'autres courses."
Faire l'impasse sur les Strade Bianche lui offre, par ricochet, quelques jours de repos supplémentaires, ou de préparation, pour ses objectifs futurs. "Mathieu a lui aussi besoin de périodes d'entraînement intensif. N'oublions pas qu'il était en altitude jusqu'à peu avant l'Omloop. Ces huit jours entre l'Omloop et Tirreno sont précieux pour lui. S'il participe aux Strade Bianche, il en perd plusieurs. Et il n'y aurait qu'un seul jour entre les Strade Bianche et Tirreno. Compte tenu de son programme chargé en avril, ce n'est pas idéal", conclut le directeur sportif d'Alpecin-Premier Tech.
