Paris-Roubaix - Gouvenou : «Van der Poel a encore une petite marge sur Pogacar...»
Plus que quelques jours à tenir avant la 123e édition de Paris-Roubaix Hauts-de-France ! Une édition qui promet une nouvelle opposition entre Mathieu van der Poel (Alpecin–Premier Tech), triple vainqueur de l’épreuve, et le champion du monde slovène, l’irrésistible Tadej Pogacar (UAE Team Emirates–XRG), deuxième l’an dernier et déterminé à inscrire son nom au palmarès de cette course mythique. Directeur technique de l’épreuve, Thierry Gouvenou s’est exprimé devant les médias et a notamment évoqué ce duel qui est sur toutes les lèvres depuis la victoire de Tadej Pogacar dimanche dernier sur la 110e édition du Tour des Flandres.
Vidéo - Thierry Gouvenou au sujet de Paris-Roubaix Hauts-de-France 2026
Pogacar ? "Sa présence sur Paris-Roubaix est très importante"
"Je pense que l’an dernier, on avait beaucoup de doutes pour savoir si Tadej Pogacar pouvait être au niveau sur Paris-Roubaix, débute le directeur technique de la course. Il a prouvé qu’il était plus qu’au niveau, qu’il jouait la gagne. Il va falloir un très grand Mathieu van der Poel pour pouvoir rivaliser avec lui. Je pense que Pogacar va arriver avec une envie, presque une obsession de gagner cette course, et il sera intraitable. Mais ça reste jouable. Il y a encore des incertitudes, notamment parce que c’est sans doute la course qui lui correspond le moins : c’est très plat et cela demande une puissance physique énorme. Mais mentalement, on a déjà vu qu’il était très fort, notamment sur Milan-San Remo. Sa présence sur Paris-Roubaix est très importante, car elle montre qu’on peut viser à la fois les Grands Tours et les Classiques. C’est excellent pour le cyclisme, autant médiatiquement que pour le public. Le fait de l’avoir au départ, sans garantie de victoire, apporte un suspense incroyable", explique-t-il.
"Plusieurs éléments peuvent jouer contre lui, notamment les conditions météo. S’il fait sec, cela peut lui être favorable. En revanche, avec du vent de face, il pourrait avoir plus de mal à faire la différence. Si c’est humide, les qualités de cyclo-crossman deviennent essentielles, et des coureurs comme Wout van Aert ou Mathieu van der Poel sont généralement plus à l’aise que lui sur les pavés dans ces conditions. Aujourd’hui, on peut penser que Mathieu van der Poel a encore une petite marge sur Pogačar sur ce terrain", conclut Thierry Gouvenou.
