Route - Jonathan Vaughters : «Un salary cap, si Pogacar roulait pour Cofidis...»
S'il y a bien un acteur du cyclisme qui dit ce qu'il pense, c'est certainement Jonathan Vaughters. Le patron de l'équipe EF Education-EasyPost est habitué à donner son avis sur l'environnement global du cyclisme professionnel et n'a pas manqué de le refaire ce mardi dans le podcast The Cycling Performance, animé par Nathan Haas et Colby Pearce. L'Américain a ainsi proposé une idée novatrice pour tenter de rebattre les cartes dans un cyclisme de plus en plus prévisible, installer un "salary cap" à l'échelle des équipes, afin d'éviter que les grandes équipes drainent les talents.
"Rendre la domination de Pogacar bénéfique pour le sport"
"Je ne sais pas si la domination de Pogacar est forcément bénéfique pour le sport, mais il est intéressant de voir comment il pourrait l’être," a alors débuté Jonathan Vaughters. Sa solution ? Un "salary cap" pour les équipes, à l'instar de ce qui peut exister en NFL, la ligue de football américain : "Pogacar pourrait toujours gagner ses 10 millions d’euros par an, mais le reste de l’équipe devrait alors se contenter du minimum. Comme si Pogacar courait pour Cofidis."
Cela aurait le don de rebattre les cartes et de rendre les scénarios de course plus imprévisibles : "On aurait alors des courses intéressantes et je recommencerais à me demander qui va gagner. Aujourd’hui, le coureur le plus fort roule pour l’équipe la plus forte. Cela devient prévisible. On veut un sport qui ne le soit pas, où l’on ne sait pas qui va gagner jusqu’au dernier moment. C’est ce que veulent les supporters." Et pour démontrer son point de vue, l'Américain prend l'exemple des Strade Bianche : "On sait chaque année où Pogacar va attaquer. Imaginez maintenant que son équipe ne puisse rien contrôler et qu’après son attaque, il doive encore revenir sur une échappée de quarante coureurs : là, cela redeviendrait intéressant."
