INTERVIEW - Bruno Armirail : «Pourquoi Decathlon ne m'a pas gardé ? Demandez‑leur»
En marge de la présentation de la Team Visma | Lease a Bike, Bruno Armirail s'est confié au micro de Cyclism'Actu. Il évoque les coulisses de son arrivée, ses premiers pas dans sa nouvelle structure et ses objectifs à venir. Le tricolore débutera sa saison le 8 mars à l'occasion de Paris-Nice et enchaînera avec la Volta Ciclista a Catalunya (le Tour de Catalogne en version française) le 23 mars.
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"C'est un privilège d'aider ses leaders à gagner"
Bonjour Bruno, comment se passent ces premiers jours dans tes nouvelles couleurs ?
Tout se passe bien. On est arrivés seulement hier pour le deuxième stage avec l’équipe. J’avais un peu peur de la barrière de la langue, je parle très peu anglais. On est un joli contingent de francophones, ce qui rend l’intégration plus facile. Le staff et mes entraîneurs parlent français aussi. Le but est de parler le plus possible anglais pour progresser et comprendre les consignes en course ; on parle même anglais entre Français.
Quels sont tes objectifs en 2026 ?
Gagner des courses et aider mon leader à en gagner. On sera sur Paris-Nice avec l’objectif de remporter le contre-la-montre par équipes, sur la Volta Ciclista a Catalunya pour aider Jonas à gagner, ainsi que sur l’Itzulia Basque Country. Sur les courses où on n’aura pas de leader, je ne sais pas encore quel sera mon rôle, si je pourrai me glisser dans des échappées ou non. Ensuite, il y aura un peu de repos, puis le Dauphiné, le championnat national du contre-la-montre, pour lequel je suis très motivé, et enfin le Tour de France.
Matteo Jorgenson au micro de Cyclism'Actu
Tu seras dans l’équipe d’un prétendant à la victoire sur le prochain Tour, qu’est-ce que cela te fait ?
C’est une manière différente de courir. C’est une marque de confiance, même si j’ai prouvé par le passé qu’on pouvait compter sur moi sur les grandes courses : ça fait plusieurs années maintenant que je dispute deux Grands Tours par saison. Ça reste une immense fierté d’être reconnu par ses leaders et de les aider à gagner. Cette année, sur le Tour, je serai « le plus nul de l’équipe ». Si on attendait encore quatre ans avant de me le faire disputer, je serais à la retraite. J’espère jouer ma carte sur d’autres courses, en me glissant dans des échappées ou sur des chronos. Je suis très content quand mon leader gagne.
Comment s’est passée la fin de ta précédente aventure ?
Je n’ai connu que des équipes françaises auparavant, donc c’était un peu particulier. On m’a fait comprendre que je devais aller voir ailleurs, et Visma s’est présentée, donc j’ai saisi l’opportunité. C’est une excellente équipe pour mon profil. C’est un gros changement, mais aussi une opportunité unique. Ce n’est pas facile de tout quitter, d’aller dans une équipe où l’on parle anglais, mais je devais le faire.
Alex Zingle se confie au micro de Cyclism'Actu
Pourquoi Decathlon n’a pas cherché à te conserver ?
Il faut leur demander, mais le projet semble s’orienter davantage vers le sprint.
Est-ce qu’il y a des différences majeures entre Visma et les équipes françaises, par exemple ?
Oui et non. On fait de très belles choses en France. Sur la question de l’alimentation, Visma est très pointue, et sur d’autres sujets, la France l’est parfois davantage. Il n’y a pas de grosses différences, plutôt des détails : la façon de s’entraîner est différente, et la pression est moins grande lors du stage de rentrée.

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