INTERVIEW - Bastien Tronchon : «Décathlon a changé… ici, j’ai trouvé mon rôle»
Présent lors de la cérémonie de présentation de Groupama-FDJ United, Bastien Tronchon s’est confié sur son changement d’équipe et ses nouvelles ambitions. Après avoir toujours évolué chez Décathlon, le Français découvre un nouveau projet, avec un rôle majeur sur les classiques flandriennes. Motivé par ce statut de leader et par la force du collectif, il aborde la saison 2026 avec ambition et lucidité. Entre objectifs personnels, rêve de victoires et possible Tour de France, Tronchon trace sa nouvelle route.
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"Je veux continuer de me développer comme coureur"
Nouvelle année, nouvelle équipe, beaucoup de changements pour toi en 2026 ?
Oui, beaucoup de changements. Nouvelle année, nouvelle équipe, je suis très content d’intégrer Groupama-FDJ United pour les trois prochaines années. C’est un gros changement pour moi, parce qu’après l’équipe Décathlon, je n’ai rien connu d’autre. Je suis content de découvrir quelque chose de nouveau et, pour l’instant, tout se passe très bien.
On a été surpris par ce recrutement, on pensait te voir continuer chez Décathlon. L’envie de voir autre chose a pesé ?
Oui. L’équipe Décathlon a changé de dimension, elle est passée à l’international. De mon côté, c’était important de penser à moi et de continuer à me développer comme coureur. Chez Groupama-FDJ United, j’aurai un rôle important sur les classiques flandriennes de début de saison, et c’est vraiment ce qui m’a motivé à rejoindre ce projet.
Les classiques flandriennes, c’est toujours particulier…
Oui, c’est toujours compliqué. Il faut s’attendre à tout, ça rebondit dans tous les sens, il se passe énormément de choses. Mais c’est justement ce que j’aime : des courses dures, de guerriers. Mentalement, il faut être prêt, et je le serai.
"On a un collectif très homogène et solide"
Comment l’équipe peut-elle se positionner face aux grosses armadas du peloton ?
On va se positionner intelligemment. On n’a peut-être pas le coureur qui sort automatiquement du lot comme un Van der Poel, mais on a un collectif très homogène et solide. Avec des coureurs comme Valentin Madouas, on aura plusieurs cartes à jouer dans les finales, et c’est une vraie force.
Quand on change d’équipe après n’en avoir connu qu’une seule, on doute ?
Oui, forcément. La décision n’est pas facile à prendre. On doute un peu au début, parce que je n’avais rien connu d’autre. Mais ce qui m’a décidé, c’est le rôle proposé. Décathlon partait dans une autre direction, et ici j’ai trouvé un rôle qui me correspond parfaitement : leader en début de saison, puis soutien sur d’autres objectifs, avec encore des cartes à jouer plus tard dans l’année.
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Intégrer une équipe marquée par la personnalité de Marc Madiot, ça fait quoi ?
C’est impressionnant. On a tous cette image de ses discours. J’ai eu la chance d’en vivre un au stage de décembre, et je vous assure que ça fait quelque chose. Sur le moment, on a presque l’impression de se faire engueuler, mais après coup, ça met un vrai coup de boost. Je suis très content qu’il reste impliqué dans l’équipe.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2026 ?
Des victoires. Les Strade Bianche reste ma course de rêve pour l’instant. J’ai déjà fait pas mal de Flandriennes, mais c’est celle qui me fait le plus rêver aujourd’hui.
Face à des coureurs comme Pogacar, comment on aborde ces courses ?
Il y aura toujours des aléas de course. Pogacar reste un être humain, il aura aussi des moments plus difficiles. De notre côté, on a un collectif très solide et homogène, et ça sera notre plus grande force en 2026. Il faudra savoir jouer les bonnes cartes.
Un Grand Tour est-il au programme ?
Ce sera soit le Tour de France, soit aucun Grand Tour. Le Giro est trop proche des classiques flandriennes, et la Vuelta concurrence beaucoup de courses qui me conviennent bien. Je suis dans une pré-liste de 12 coureurs pour le Tour, donc on verra.Évidemment, quand on est français, on a envie d’y aller. J’ai déjà vécu mon premier Tour, c’était incroyable. Mais ce qui nous fait rêver, c’est de performer et de gagner. Je n’irai sur le Tour que si c’est pour y être performant.

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