Faits divers - William Bastit, un ex-entraineur condamné pour pédocriminalité
Par Oscar DOPCHIE le 04/09/2026 à 12:11
William Bastit, 49 ans, était un cadre du club de Clamart, situé dans les Hauts-de-Seine. Avant ça, il était le vice-président de commission de la Fédération française de cyclisme (FFC) et président du comité départemental du 92. En bref, c'était une personne de référence dans le monde du cyclisme français. Pourtant, celui-ci a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 31 août dernier, pour agression sexuelle à l'encontre d'"un pré-ado, presque un enfant", comme l'a précisé la présidente de l'audience. Les faits ayant eu lieu en 2009 n'ont pas stoppé l'élan de celui qui était considéré comme un pilier de son club, puisque des messages obscènes envoyés quatorze autres adolescants ont été retrouvés jusqu'au début de l'enquête. Finalement signalé en 2024 par un ancien membre du CSM Clamart Cyclisme 92, l'ancien entraineur écope de cinq ans de prison, dont un an ferme, comme le rapporte Ouest France.
"Si ces faits n’avaient pas été révélés, il aurait probablement continué"
En octobre 2009, William Bastit a emmené un adolescent âgé de treize ans en stage d'entrainement. Durant cette semaine d'hébergement, il lui a montré un film pornographique, a insisté pour le masturber, puis lui a imposé une fellation. Sa famille étant très investie dans la vie du club, Yann, prénom modifié à sa demande, s'est alors retrouvé "prisonnier, sans possibilité de prendre de la distance", a-t-il confié devant le tribunal correctionnel. Son ex-entraineur, qui a reconnu "avoir été pédophile" mais a assuré ne plus l’être depuis le début de l’enquête, a avoué avoir vu "la colère" de Yann, mais nie toujours avoir compris qu’il lui avait fait du mal.
Lors des quinze dernières années, des dizaines de messages ont confirmé les intentions du condamné. "De l’aveu même [ndlr : de William Bastit], si ces faits n’avaient pas été révélés, il aurait probablement continué", a souligné la procureure, qui avait requis deux ans de prison ferme, insistant sur la "durée et la répétition des faits". Parmi les quatorze noms retenus par les enquêteurs, certains n’ont pas souhaité porter plainte. Yann est aujourd'hui devenu formateur sportif pour des mineurs. "Je me positionne en tant que professionnel" mais également "pour l’enfant de 13 ans que j’étais", conclut-t-il.
