Critérium du Dauphiné - Romain Bardet : «Je peux encore jouer un rôle actif»

Par Noah VIGNAUD le 05/06/2025 à 18:00. Mis à jour le 08/06/2025 à 13:49.
Critérium du Dauphiné - Romain Bardet : «Je peux encore jouer un rôle actif»
Photo : @dauphine / @Pressesports

Quelques jours après son dernier Giro, le Français Romain Bardet (Team Picnic PostNL) va disputer à partir de ce dimanche la dernière course de sa carrière, à l'occasion du Critérium du DauphinéAprès près de quatorze ans dans le peloton professionnel, Romain Bardet a décidé de mettre un terme à sa carrière à l'issue de cette course par étapes, une épreuve qui a toujours eu beaucoup d'importance à ses yeux. En huit participations en comptant cette édition 2025, il aura notamment remporté une victoire à Pra-Loup en 2015, et terminé deux fois sur le podium : en 2016 (2e) et en 2018 (3e). Mardi, à l'occasion de la 3e étape, Romain Bardet vivra un départ d'étape chargé d'émotion dans sa ville natale de Brioude, avec tous ses proches qui devraient être présents. Dans un communiqué de presse publié par les organisateurs, Romain Bardet s'est entretenu sur sa carrière, cette dernière course et ses ambitions pour celle-ci.

Vidéo - Le parcours de cette 77e édition du Critérium du Dauphiné

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"La fin est proche, mais je suis complètement en paix avec cette idée"

Il explique d'abord s'être bien préparé à cette fin de carrière : "Je suis bien conscient que, si tout se passe bien, il ne me reste que huit jours de course. La fin est proche. Mais je suis complètement en paix avec cette idée, parce que j’ai pu suivre le calendrier que j’avais en tête. Tout se passe comme prévu. Je suis sincèrement heureux d’être de retour sur le Dauphiné. Je n’y avais plus couru depuis 2020, une édition particulière en septembre avec seulement cinq étapes à cause du calendrier modifié par le COVID".

Il poursuit par son choix de finir sa carrière sur cette course : "Je voulais faire un dernier Giro, parce que c’est le Grand Tour qui me convenait le mieux, surtout après le Tour de France que j’ai vécu en 2024. J’ai eu la chance de pouvoir choisir la course sur laquelle je tirerais ma révérence, et le Dauphiné s’est imposé naturellement. C’est une course qui a beaucoup compté pour moi, et tout s’est aligné pour que ce soit une fin cohérente. Je pense que je profiterai davantage de mes derniers coups de pédale ici, où je peux encore jouer un rôle actif, que je ne l’aurais fait sur le Tour".


"J’ai réalisé que mes meilleures années sont vraiment derrière moi"

Il est ensuite revenu sur ce Giro 2025, où il est encore passé tout proche d'une victoire d'étape : "L’an dernier, j’ai fini 9e du Giro, mais je n’en suis pas ressorti satisfait. Me battre juste pour accrocher le Top 10 sans vraiment peser sur la course, ça ne me comblait plus. J’ai déjà fait ça souvent dans ma carrière. Cette année, je me sentais plus fort, mais les choses ne se sont pas mises en place les jours clés. Ce qui m’a encore frappé, c’est à quel point un Grand Tour est exigeant, profond. J’ai aussi réalisé que mes meilleures années sont vraiment derrière moi. Je ne peux plus miser sur des fulgurances ou des coups de poker de dernière minute comme avant. Et je l’accepte totalement"

Il poursuit ensuite sur son ambition de jouer un rôle majeur sur la dernière course de sa carrière : "J’en rêve, mais il faut être réaliste : je ne sais pas comment je vais encaisser l’enchaînement Giro-Dauphiné. Mon seul objectif pour l’instant, c’est de récupérer au maximum avant le départ et espérer le meilleur. En dehors du Tour, c’est sans doute le plateau le plus relevé de l’année. Les meilleurs coureurs du monde seront là. Alors j’espère qu’il y aura un moment cette semaine où je pourrai tenter ma chance. Ce serait très spécial".

 

"Il est temps de défaire ma valise"

Il pourra s'appuyer pour cela sur une connaissance parfaite du parcours : "Je n’ai pas fait de reconnaissance, mais je connais ces routes par cœur, surtout celles du week-end final : il n’y a pas une seule montée que je ne connaisse pas. Une des dernières côtes, la Côte de Nonette, c’est un endroit où je roule depuis plus de vingt ans. C’était la limite de nos sorties d’entraînement quand j’avais 12 ans. Ce n’est pas une montée difficile, mais on se lançait des sprints entre nous. Et aujourd’hui, mon père, qui entraîne de jeunes coureurs au VSB Brivadois, les emmène encore là-bas pour grimper à bloc. C’est un endroit chargé de souvenirs".

Il conclut sur ce qu'il compte faire après cette dernière course, pour son après-carrière : "Il est temps de défaire ma valise. Elle a toujours été prête, remplie de mes affaires de course, toujours parée pour le prochain départ. Mais cette fois, je vais vraiment la vider et la poser. Je suis prêt à arrêter d’organiser mes journées en fonction de mes entraînements, et à me nourrir autrement. Désormais, une journée réussie ne dépendra plus de ce que je dois faire pour la prochaine course".

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