Championnats du Monde - Thomas Voeckler: «Paul Seixas a été isolé un peu trop tôt…»
Par Titouan LABOURIE le 28/09/2026 à 11:19
L'équipe de France a animé la course des Championnats du Monde à Montréal, avec un gros travail de Bruno Armirail pour revenir sur l'échappée matinale. Mais les attaques de Jordan Jegat et Alex Baudin n'ont pas permis aux Bleus de jouer la victoire, tandis que Paul Seixas, rapidement isolé puis victime de crampes, a dû se contenter d'une place loin de ses ambitions (15e). Après l'arrivée, le sélectionneur Thomas Voeckler a dressé le bilan de la course.
"Quand ça marche bien, tout n'est pas parfait, mais quand ça ne marche pas, tout n'est pas forcément à jeter"
"Moi aussi, comme Paul, ça me fait chier... Mais si c'était facile de gagner un Championnat du monde, ça se saurait. On était là, on était nombreux, c'est parce qu'on y croyait, et lui le premier", a déclaré Voeckler. "Donc on a tout fait pour tenter d'être bons, mais ce n'est pas pour ça qu'on l'est forcément à la fin. Mais si on ne fait pas tout pour l'essayer, on est sûr de ne pas y arriver. On a fait ce qu'on avait à faire. Notamment avec Bruno (Armirail), ce n'était pas un excès de zèle. On voulait durcir la course et, ensuite, c'est vrai que cela nous a un peu échappé car tout était d'une intensité folle. Ce n'est pas pour nous aujourd'hui."
"J'ai un peu discuté avec quelques mecs à l'arrivée. Il faut reconnaître que Paul a été, à mon goût, un peu trop isolé un peu tôt. Mais ça peut arriver. Oui, j'aurais aimé qu'il soit un peu plus épaulé, mais je ne vais accabler personne. Ce sont mes décisions, il faut savoir assumer", poursuit-il. "Ce qui est sûr, c'est qu'on a durci comme on le voulait et je maintiens que c'était dans l'intérêt du profil de Paul, par rapport au parcours. Brandon McNulty a magnifiquement tiré profit de la stratégie des Belges et des Français. Quand on voit Michael Matthews ou Mathieu Van der Poel qui sont là à l'arrivée... Si on n'avait pas durci et qu'il y avait eu quatre tours d'attente encore, d'autres puncheurs auraient été là. C'est évidemment une énorme déception mais mon job, c'est aussi de l'atténuer. C'est aussi ce qui permet de savourer les fois où ça va mieux, les fois où ça a été et les fois où ça ira encore plus haut."
"Quand ça marche bien, tout n'est pas parfait, mais quand ça ne marche pas, tout n'est pas forcément à jeter. Il fera jour demain, mais on est déçus. C'était possible. On est toujours plus déçu quand on a une chance d'y arriver. Et c'était le cas ici", conclut le sélectionneur français.
