Route - Axel Zingle : «L'équipe compte sur moi sur les courses secondaires»
À l’occasion du Media Day de la Visma | Lease a Bike, Axel Zingle s’est confié à Cyclism’Actu sur sa saison 2026. Après une première année contrastée au sein de la formation néerlandaise, marquée par un faible volume de courses et de nombreux pépins physiques, le Français aborde ce nouvel exercice avec l’envie de rattraper le temps perdu. Tour d’Oman pour lancer la saison, classiques flandriennes, Paris-Nice et Amstel Gold Race en lignes de mire : Zingle se projette sur une saison dense, tournée vers les courses d’un jour et les opportunités personnelles.
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"Pas de Grand Tour au programme"
Tu es actuellement en stage avec Visma | Lease a Bike. Comment se passe cette préparation et l’approche de la saison 2026 ?
On est arrivés hier (lundi 12 janvier, ndlr) en stage, donc on n’a pas encore vraiment commencé à s’entraîner intensément. Mais la préparation se passe bien. Je n’ai pas été malade pendant les fêtes, ce qui est déjà une bonne chose, surtout avec toutes les maladies qu’il y a eu cet hiver. J’ai aussi un peu varié avec un 10 km de course à pied pour changer, et on essaie de trouver des axes de progression pour la saison à venir.
Tu as couru un 10 km récemment. Avec quel chrono ?
33 minutes 30
Quand commenceras-tu ta saison 2026 en compétition ?
Je vais reprendre au Tour d’Oman. Ensuite, ce sera sûrement l’Omloop. J’enchaînerai avec quelques classiques flandriennes, Paris-Nice au milieu, puis l’Amstel Gold Race pour terminer ce premier gros bloc.
Ce sera donc une saison très orientée courses d’un jour ?
Oui, clairement. Il n’y aura probablement pas de Grand Tour. L’objectif est surtout de beaucoup courir, de rattraper un peu le manque de jours de course de l’an dernier et d’aller chercher de bons résultats. Faire une saison bien remplie.
Bruno Armirail au micro de Cyclism'Actu
"Essayer de faire une belle saison, avec un maximum de victoires"
Les classiques flandriennes marquent un changement par rapport à l’an dernier. Pourquoi ce choix ?
L’an dernier, je devais préparer les Ardennaises. J’avais bien préparé ce bloc, mais je me suis blessé au Tour du Pays Basque, ce qui m’a empêché d’y participer. Cette année, c’était aussi une demande de ma part de rejoindre le groupe des classiques. Il y avait de la place, notamment parce que Matteo Jorgenson n’y sera pas. Ça m’intéressait de courir avec des coureurs comme Wout (Van Aert) ou Christophe (Laporte). Je n’ai pas encore eu l’occasion de courir avec eux depuis mon arrivée dans l’équipe. Ce sont des courses qui me conviennent et pour lesquelles j’étais vraiment motivé.
Quel sera ton rôle au sein de l’équipe sur ces classiques ?
Après, attaquer de loin n’est pas forcément ce qui me correspond le mieux. Le but principal sera d’être au service de Wout et de Christophe, et d’avoir un collectif solide et homogène. Forcément, ça peut aussi ouvrir des opportunités personnelles selon le scénario de course.
Tu auras aussi des cartes à jouer personnellement, dès le Tour d’Oman par exemple ?
Oui, l’équipe compte sur moi sur plusieurs courses, parfois dites secondaires, pour aller chercher des résultats. À moi d’en profiter et d’essayer de faire une belle saison, avec un maximum de victoires.
L’absence de Grand Tour est-elle un choix stratégique de l’équipe ou personnel ?
Un peu des deux. Je n’ai pas forcément besoin de faire des Grands Tours. J’aime ça, mais ce n’est pas une nécessité absolue pour moi. Comme j’ai peu couru l’an dernier, l’objectif est surtout de se remettre le pied à l’étrier et de faire une saison complète, sans tout miser sur la préparation d’un Grand Tour. De toute façon, sur les Grands Tours, l’équipe joue souvent le classement général, et je ne suis pas forcément le plus utile dans ce contexte. L’organisation du calendrier se fait donc naturellement comme ça, et ça me convient bien.
Louis Barré au micro de Cyclism'Actu
"J’ai beaucoup regardé les courses à la télévision..."
La saison 2025 était ta première avec l’équipe. Quel bilan en tires-tu ?
J’ai eu très peu de jours de course en 2025. Seulement 28, ce n’est vraiment pas beaucoup. C’est la première saison où je passe un peu au travers. J’ai eu quelques blessures, dont une fracture d’une vertèbre en mai, même si ce n’était pas forcément extrêmement grave. Mais il y a aussi la philosophie de l’équipe, qui met la priorité sur la récupération. Dans mon ancienne équipe, j’aurais sans doute forcé un peu plus et couru davantage. Ici, l’objectif est vraiment de s’assurer que le corps récupère correctement à chaque fois.
Comment as-tu vécu cette situation mentalement ?
Ce n’est pas toujours facile à accepter. C’est parfois frustrant. J’ai beaucoup regardé les courses à la télévision, j’ai fait beaucoup de home trainer. Mais sur le long terme, c’est clairement le choix le plus sage. J’espère maintenant pouvoir en récolter les bénéfices avec une belle saison 2026.
Si tu devais cocher quelques objectifs forts cette saison, lesquels ressortent ?
L’Amstel Gold Race est clairement un objectif. J’y aurai un rôle attendu par l’équipe. C’est une course que j’aime beaucoup et où ma seule participation s’était bien passée. C’est probablement la classique qui me convient le mieux. Il y a aussi Paris-Nice, où j’aurai des opportunités sur les sprints et certaines arrivées punchy. Globalement, mon calendrier sera orienté pour que je sois souvent au moins électron libre. L’objectif est d’être régulier, en forme toute la saison, et d’aller chercher un maximum de résultats accessibles.

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