Route - Kévin Vauquelin : «L'année 2023... Peut-être un mal pour un bien»

Par Titouan LABOURIE le 02/12/2023 à 18:32. Mis à jour le 25/12/2023 à 09:09.
Route
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Kévin Vauquelin est sans doute l'un des plus grands espoirs du cyclisme français. Capable de briller sur tous les terrains, particulièrement à l'aise en montagne et sur les courses vallonnées, le coureur de 22 ans a un très bel avenir devant lui. Après un début de saison 2023 de très haut niveau, où il a notamment décroché ses trois premières victoires en professionnel, Vauquelin a vécu une deuxième partie d'année compliquée. A l'approche de la prochaine saison, le coureur d'Arkéa-Samsic (qui deviendra Arkéa-B&B Hotels en 2024) est revenu sur ces derniers mois mitigés et ses ambitions futures, au micro de Cyclism'Actu.

Vidéo - Kévin Vauquelin, au micro de Cyclism'Actu

 

On vous avez quitté sur la Veneto Classic à la mi-octobre, que s'est-il passé depuis ?

Il y a eu la coupure, donc ça a permis de retrouver des forces auprès des proches. Et là on a déjà recommencé l'entraînement.

 

4e de l’Étoile de Bessèges, vainqueur du Tour des Alpes Maritimes et du Var, 2e de La Route Adélie de Vitré, vainqueur du Tour du Jura… Vous avez réalisé un sacré début de saison, qu'est ce que vous en retenez ?

J'en retire beaucoup de satisfaction. Je suis content de la régularité que j'ai pu avoir sur ces courses là, de la façon dont j'ai pu apprendre à courir et à gagner. Ça a montré que j'ai réalisé un bel hiver et j'ai réussi à mettre en application tout ce que j'ai appris lors de la saison 2022.

 

Si vous deviez retenir qu'un seul moment, ce serait lequel ?

Bien sûr, il y a eu les victoires sur le Tour des Alpes Maritimes et du Var et sur le Tour du Jura, mais je retiens aussi la 5e place à Paris-Nice à La Loge des Gardes. Ça m'a propulsé et ça m'a permis de me dire que tout est possible.

 

 

Puis il y a eu cette 2e partie de saison plus compliquée, avec une blessure, et vous avez ensuite eu du mal à retrouver votre niveau. Que s'est-il passé ?

J'ai chuté sur le Région Pays de la Loire Tour et j'ai eu des séquelles de cette chute, que je n'ai pas senties tout de suite. J'ai beaucoup forcé au Tour du Jura et au Tour du Doubs et c'est à ce moment-là que ça a commencé à tirailler. Et quand je suis arrivé au Tour de Romandie, c'était trop tard. J'ai eu une tendinopathie au niveau du psoas. Je suis donc parti en soin et au repos. C'était une période assez compliquée, parce que passer de super sensations à pas grand chose, ce n'était pas facile à vivre. Et dès qu'il y a eu la reprise, c'était compliqué, après deux mois quasiment sans rouler.

 

Est-ce qu'il y a eu du doute à ce moment-là ?

Oui, il y a eu beaucoup de doutes. Je me suis demandé... comment ça se fait que je sois aussi haut et que je sois retombé aussi bas ? Est-ce que c'est vraiment moi ? Où est-ce que je suis ? On se pose beaucoup de questions. Mais d'un autre côté, en début de saison, j'ai toujours dit que j'étais en haut de la vague et que ça pouvait redescendre à tout moment.

 

Dans cette période, vous avez disputé votre premier Grand Tour, La Vuelta, que vous avez dû abandonner au cours de la 15e étape, qu’est ce que vous retenez de cette expérience ?

C'était de l'apprentissage. C'est aussi une bonne chose que j'arrive sur un objectif, une si grande course, avec un état psychologique amoindri et physique pas à 100%. Ça m'a permis d'aborder la course avec une autre vision, je pense que ça me servira dans les années à venir. Un Grand Tour ce n'est pas rien, on ne peut pas y aller en claquant des doigts. C'est peut-être un mal pour un bien.

 

En 2024, est-ce que vous avez une petite idée de votre programme ? Où est-ce qu’on vous verra pour votre retour à la compétition ? Quel Grand Tour ?

Pour l'instant, on n'a aucune information. On a une petite idée des trames de notre saison, mais on n'a aucune certitude. Il y a un stage dans une semaine et demi en Espagne pour caler le programme avec tous les coureurs. Bien sûr, j'ai des souhaits, j'aimerais faire un début de saison un peu similaire à l'année dernière, j'ai bien aimé courir en France, faire les reconnaissances...

 

Justement, est-ce que vous aimerez rouler sur ces routes françaises en juillet, pour le Tour de France ?

Pourquoi pas. Il y a une arrivée à Nice, un départ pas très loin de la maison... c'est un de mes souhaits. J'ai déjà fait La Vuelta, même si je ne l'ai pas fini, et maintenant pourquoi pas aller sur la marche au-dessus qui serait le Tour de France. Reste à savoir ce que va choisir la direction sportive, c'est à eux de prendre la décision.

 

 

Comment tout cela se décide en interne ?

On a une réunion début octobre, notamment pour avoir une réunion avec les directeurs sportifs, notre entraîneur et le patron Emmanuel Hubert. Et à ce moment-là, on dit ce qu'on veut faire l'année prochaine, eux prennent ça en compte, nous disent un petit peu ce qu'ils en pensent et on a la réponse définitive en décembre.

 

Est-ce qu’il y a un point sur lequel vous voulez vraiment vous améliorer et qui, selon vous, vous permettra de de nouveau passer un cap ?

Je vais essayer de travailler un peu plus mes qualités pour les courses par étapes, avec des montées de cols. Et pourquoi pas aussi revenir sur des courses de mon profil, avec des bosses de 5 minutes, des courses flandriennes, à circuit, c'est ce que j'affectionne. Mais je pense que le travail principal sera d'avoir une saison assez régulière, sans blessure, sans pépins, où je peux m'exprimer à 100%.

 

Il y a eu pas mal de mouvements à l’intersaison chez Arkéa - Samsic (qui deviendra Arkéa - B&B Hotels en 2024) avec notamment le départ de Warren Barguil, est-ce que ça change quelque chose dans votre rôle au sein de l'équipe ?

Ça ne change pas grand chose, je reste toujours sur ma ligne de conduite. Ce qui est dommage, c'est qu'on perd de l'expérience. Warren avait beaucoup d'expérience et un niveau très élevé, donc c'était toujours intéressant de courir et d'échanger avec lui. Maintenant on a Arnaud Démare qui arrive en tête d'affiche. C'est un autre profil, mais c'est aussi un très bon coureur.

 

Dans le staff il y a aussi eu des changements avec le départ d'Yvon Caër et le retour d'Yvon Ledanois, qu’est-ce que vous en pensez et est-ce que ça change quelque chose pour vous ?

Je n'ai pas trop d'avis là-dessus. Yvon Ledanois je ne le connais pas trop, il n'était pas mon directeur sportif référant, il était plutôt avec Nairo Quintana. Après, c'est dommage de perdre Yvon Caer, humainement c'est quelqu'un de très sympa, qui met une bonne ambiance.

 

On sait que le classement UCI est de plus en plus important pour les équipes avec le nouveau système de relégation / promotion. Même si on en est qu’à la première année de ce cycle de 3 ans, Arkéa est en assez mauvaise posture, puisque vous pointez à la 19e place, qui est relégable, et avec près de 2000 points de retard sur la 18e, est-ce que ça rajoute de la pression ?

Je pense que ça peut mettre une pression inconsciente dans l'équipe. Parce que c'est toujours quelque chose à laquelle on pense, surtout pour les sponsors et le staff. Mais personnellement, en tant que coureur, ça ne change pas grand chose. Je veux toujours faire le meilleur en course et donc ça fait des points pour ne pas être relégué, ça va avec. Ça n'a pas trop d'incidence sur le sportif.

 

Quels sont vos prochains rendez-vous ?

On va partir en stage en Espagne, du 11 au 19 décembre, pour remettre le pied à l'étrier avec l'équipe et faire un bon bloc d'entraînement.

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