Route - Paul Magnier, après sa moisson de victoires : «J’ai franchi un cap…»
19... c'est le chiffre qui colle à la peau à Paul Magnier aujourd'hui et depuis sa saison 2025 ! Pourquoi ? Tout simplement parce que Monsieur Paul Magnier a fait une saison spectaculaire, conclue avec 19 victoires, aussi bien qu'un certain Tadej Pogacar avec 20 victoires. 19... un ratio jamais atteint par un Français au XXIe siècle (plus précisemment Laurent Jalabert en 1997). Bref, Paul Magnier (Soudal Quick-Step) est forcément très attendu pour cette saison 2026.
Vidéo - Paul Magnier, au micro de Cyclism'Actu
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Le natif de Laredo partira en mai prochain à la conquête d’une première victoire sur un Grand Tour, sur le très convoité Giro d’Italia, qu’il disputera pour la deuxième fois après une première découverte l’an dernier. Dans le premier podcast de la saison de la formation Soudal Quick-Step, The Wolfpack Howls, le Français de 21 ans est revenu sur sa folle ascension en 2025, ainsi que sur l’accompagnement de son équipe lors de sa toute première participation au Giro d’Italia. "Je suis fier d’avoir l’opportunité d’être leader sur certaines courses. Pour l’an prochain, mon objectif est de continuer à progresser, surtout sur les classiques, d’être présent dans les finales et de continuer à gagner", a indiqué Paul Magnier sur le site de sa formation qui fête en ce mardi 6 janvier l'anniversaire de son ancien patron, Patrick Lefevere.
Class of 2026 ? ?#TheWolfpack
— Soudal Quick-Step Pro Cycling Team (@soudalquickstep) January 3, 2026
Photo: @BeelWout pic.twitter.com/slYAwj68Ec
"La fin de saison a été sensationnelle"
"C’est toujours difficile de croire et de prévoir ce que donnera l’année suivante", déclare Magnier. "Mais je suis toujours très motivé pour aller plus loin. J’ai terminé ma première saison avec cinq victoires professionnelles. Je ne m’attendais pas forcément à quelque chose de précis, mais j’étais motivé pour en faire plus. Au final, le début de saison s’est bien passé. J’ai eu quelques difficultés en avril après plusieurs chutes, mais ensuite, pendant l’été, j’ai vraiment retrouvé le plaisir de rouler. Et la fin de saison a été sensationnelle", insiste l’homme aux 19 victoires en 2025.
Après un début de saison mené tambour battant, le coureur français du Wolfpack a ensuite connu un milieu de saison plus compliqué, notamment à cause des chutes : "Avec le recul, j’étais fatigué par la grosse charge d’entraînement de décembre et janvier, mais aussi mentalement à cause des chutes. J’ai chuté deux fois sur Tirreno, puis encore à Dwars door Vlaanderen et au Tour des Flandres. J’étais fatigué, j’avais pris un peu de poids, je m’entraînais un peu moins. Et je continuais à courir certaines des plus grandes courses du monde, comme le Tour des Flandres, donc c’était très difficile d’obtenir des résultats. Ma motivation a un peu baissé", assume le sprinteur de 21 ans. "J’ai donc pris du repos avant le Giro, que j’ai vraiment abordé comme une période d’entraînement. Et ça a très bien fonctionné pour la fin de saison", explique-t-il.
"Pour l’an prochain, mon objectif est de continuer à progresser"
En mai dernier, le sprinteur français a découvert les routes du Giro d’Italia, qu’il a malheureusement dû abandonner au soir de la 15e étape : "Je n’étais pas en pleine forme et je suis allé sur le Giro sans pression, sans attentes de résultats. Certains médias ont dit que c’était un mauvais Giro, mais pour moi, il a été très bénéfique. J’ai fait deux semaines de course, c’était la première fois que je faisais plus d’une course d’une semaine. J’ai vraiment franchi un cap."
"Ensuite, j’ai pu gagner trois courses en Belgique. L’équipe a vraiment construit un programme pour moi. Ils m’ont proposé d’arrêter le Giro après deux semaines, ce qui était une très bonne décision. Ils m’ont toujours rassuré, sans écouter les médias. Les directeurs sportifs savaient que c’était un Giro difficile, mon premier Grand Tour. Ils m’ont dit que si je récupérais bien après, je serais très fort. Et c’est exactement ce qui s’est passé", relate le Français. "Je me sentais de mieux en mieux après dix jours sur le Giro. Je savais dès le départ que je ne ferais que deux semaines. Après, j’étais fatigué, comme après tout Grand Tour, mais j’ai fait de gros entraînements avant les classiques belges et je me sentais très fort. Il y a toujours une différence entre les sensations à l’entraînement et en course, mais en course, c’était incroyable."

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