Route - Jai Hindley : «Je veux revenir sur la Vuelta en tant que leader»
Par Jules STEPHO le 19/01/2026 à 19:19
Vainqueur du Giro d’Italia en 2022 et solide référence sur les Grands Tours, Jai Hindley a continué de s’inscrire parmi les leaders du peloton mondial lors de la saison 2025. L’Australien de la Red Bull-BORA a notamment terminé 4e du Tour d'Espagne cette année. Dans un entretient avec Marca, il est revenu sur son attachement au Giro, l’évolution fulgurante du cyclisme moderne et la concurrence interne au sein d’un effectif particulièrement dense.
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"Chaque année, le niveau devient plus fou et il est de plus en plus difficile de gagner"
"Le Giro est une grande course, probablement l’une de mes préférées du calendrier. C’est toujours spécial d’y revenir et j’ai vraiment hâte d’y être", confie Jai Hindley, qui s’apprête à disputer le Tour d'Italie pour la sixième fois de sa carrière. Conscient de la difficulté de l’épreuve, l’Australien se montre toutefois enthousiaste : "C’est une course très exigeante, mais nous y irons avec une équipe forte."
Dans un peloton où le niveau ne cesse de grimper, le vainqueur du Giro 2022 se veut lucide mais confiant : "Chaque année, le niveau devient plus fou et il est de plus en plus difficile de gagner. Mais je sais que j’ai encore de bonnes années devant moi pour rivaliser au plus haut niveau." Une évolution qu’il inscrit dans une dynamique globale du cyclisme moderne, "nous vivons une ère de super-cyclistes. Peut-être que dans dix ans, on regardera 2025 en se disant que nous étions lents. Le sport continue d’évoluer et nous allons toujours plus vite."
"Nous avons une équipe extrêmement forte"
L’un des défis majeurs de la saison sera aussi la gestion d’un effectif particulièrement dense chez Red Bull-BORA. "Nous avons une équipe extrêmement forte avec Roglic, Evenepoel, Lipowitz, Vlasov ou encore Dani Martínez", rappelle Hindley, conscient de la complexité de la hiérarchie interne. "Ce n’est pas simple à gérer, mais à ce niveau, si tu es en forme et que tu performes, les opportunités viennent d’elles-mêmes. Il n’y a pas de cadeaux."
Au-delà du Giro et du Tour, l’Australien garde également un œil sur l’avenir, "j’aimerais revenir à la Vuelta comme leader. C’est une course que j’adore et mon objectif serait d’y gagner une étape pour avoir remporté une victoire sur chacun des trois Grands Tours." Un regard qu’il étend volontiers à l’international, notamment à l’Espagne : "Juan Ayuso a clairement les qualités pour gagner une Vuelta. Il y a énormément de jeunes talents, et le cyclisme espagnol est dans une très bonne dynamique."

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