INTERVIEW - Wout Van Aert :«Je ne suis plus très jeune, mais j’ai encore des rêves»
Par Jules STEPHO le 13/01/2026 à 18:36
Ce mardi 13 janvier se tenait le Media Day de la formation néerlandaise Visma | Lease a Bike. Paré d’une botte orthopédique afin de soigner une cheville, le Belge Wout Van Aert a dévoilé son calendrier pour la saison 2026. Au programme, un début de saison sur l’Omloop Het Nieuwsblad, afin de se préparer progressivement pour le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Il fera aussi le doublé Tour de France–Vuelta pour être parfaitement en forme lors des Championnats du Monde, qui se disputeront cette année au Canada. En français, le natif d’Herentals s’est confié au micro de Cyclism'Actu sur ces derniers jours de galère liés à sa cheville, mais aussi sur ses objectifs pour cette toute nouvelle saison.
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"J’espère être à un bon niveau sur l’Omloop ou les Strade"
12 jours après cette fameuse chute, on vous voit ici avec cette botte de super-héros. Comment vous vous sentez ?
Je me sens bien. C’est un bon signal que je sois ici en Espagne car oui, je suis ici pour m’entraîner, pas seulement pour les jours de média. Donc oui, je me sens bien. Je suis déjà sur le vélo et surtout, sur le vélo, j’ai pas beaucoup de douleur. J’espère que ça va progresser d’ici peu.
Mentalement, on imagine que ça a été à nouveau un coup dur, mais vous voir ici en Espagne avec déjà quelques kilomètres... on imagine qu’on envisage la suite déjà positivement. C’est quoi les ambitions pour les classiques ? On envisage quoi maintenant avec les conditions actuelles ?
En général je crois que je suis toujours positif. Oui, c’est sûr que de nouveau c’est quelque chose, cette blessure, mais l’année est encore très longue. À ce moment, j’espère être à un bon niveau sur l’Omloop ou les Strade. Je reste positif et je vais essayer tout ce qui est possible.
"Tous les messages sur les résaux, ça fait du bien"
Où est-ce que vous trouvez toute cette énergie pour repartir encore une fois au travail ? On vous voit avec le sourire, tous les journalistes ici sont très heureux de vous voir avec ce sourire-là. Vous trouvez où cette énergie ?
C’est juste naturel je crois. Cette fois c’était encore un peu plus facile car la période sans vélo a été courte. C’est toujours plus facile pour un athlète quand tu peux faire quelque chose. Donc comme ça, c’était un peu plus facile. Je ne suis plus très jeune, mais j’ai encore des grands rêves et je vais chercher aussi loin que possible.
Sur les différents réseaux sociaux, on voit beaucoup de soutien aussi. C’est la planète cyclisme qui a mal quand vous avez mal. Vous auriez un message pour tous les gens qui vous apportent ce soutien-là ?
Oui, c’est sûr que tous les messages comme ça, ce soutien, ça fait toujours du bien de sentir ça. Et c’est grâce à ça que je suis capable de rester positif et de rester motivé pour tous les grands buts qui viennent.
Qu’est-ce qu’on te souhaite pour 2026 ? Une victoire sur Paris-Roubaix ou une victoire sur une étape de Grand Tour ?
C’est sûr que Paris-Roubaix c’est une course de rêve pour moi. Si je gagne cette course dans ma carrière, ça va être quelque chose de très spécial. Donc oui, si je peux choisir, c'est ça.
Matteo Jorgenson au micro de Cyclism'Actu
"Quand Tadej est à son meilleur niveau, c’est toujours difficile"
Une petite question au niveau de l’équipe que vous avez cette année sur les classiques. Vous perdez Matteo Jorgenson sur les Flandriennes, il y a Matthew Brennan qui arrive... Qu’est-ce que ça change pour toi et pour l’équipe ?
Ah c’est sûr que Matthew c’est un coureur différent que Matteo. Autrefois on a aussi Christophe Laporte qui, j’espère, pourra finalement faire les classiques de nouveau normalement. Donc oui, je suis confiant, l’équipe va être forte et on va être capables de jouer notre carte.
J’imagine déjà ta réponse, mais je pense qu’avec cette force collective, ça va être possible de battre Pogačar, Van der Poel et tous les autres ?
Quand Tadej est à son meilleur niveau, c’est toujours difficile, même quand l’équipe est très forte. Mais on va faire le maximum, ça c’est sûr.

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