INTERVIEW - Matîs Grisel : «La fusion ? Je me suis posé quelques questions, mais…»

Par Titouan LABOURIE le 13/01/2026 à 10:08

INTERVIEW - Matîs Grisel : «La fusion ? Je me suis posé quelques questions, mais…»
INTERVIEW
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

À seulement 20 ans, Matîs Grisel s’apprête à franchir un cap majeur de sa jeune carrière. Passé par l’équipe de développement de la Lotto, le coureur français débute en 2026 sa première saison en WorldTour sous les couleurs de Lotto-Intermarché, dans un contexte particulier marqué par la fusion hivernale de la structure belge. Un feuilleton long et parfois incertain, qui n’a pourtant pas freiné l’enthousiasme du coureur originaire de l’Oise. Attiré par l’ADN de classiques de sa nouvelle équipe, Grisel aborde cette année charnière sans pression excessive, avec l’envie d’apprendre, de s’aguerrir et de saisir les opportunités qui se présenteront, notamment sur les routes françaises. Au micro de Cyclism’Actu, il se livre avec lucidité sur son intégration, ses ambitions et son passage dans le grand bain du WorldTour.

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"La fusion ? Pour moi, ça n’a strictement rien changé"

Présentez-vous...

Je m’appelle Matîs Grisel, j’ai 20 ans et je roule pour l’équipe Lotto-Intermarché.

 

Vous êtes un nouvel arrivant dans cette équipe issue d’une fusion.

Oui, c’est ça. J’ai passé deux ans en équipe de développement et 2026 est ma première saison en WorldTour, dans le contexte de cette nouvelle fusion.

 

Cette fusion a beaucoup fait parler. En tant que jeune coureur, cela a-t-il été source d’inquiétude ?

Forcément, je me suis posé quelques questions. Une fusion, ce n’est jamais simple, surtout quand on est jeune et qu’on espère passer en WorldTour. Mais au final, pour moi, ça n’a strictement rien changé. Je pense même que cette fusion va apporter un vrai plus aux deux équipes.

 

Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette équipe belge ?

C’est clairement une équipe de classiques, et ce sont des courses que j’adore. Le projet sportif me correspondait parfaitement. Il y a aussi une vraie mentalité familiale, un esprit que je recherchais. Aujourd’hui, je suis vraiment très content d’être ici.

 

Aviez-vous d’autres propositions ?

Oui, mais c’est cette équipe qui me correspondait le mieux, que ce soit dans le fonctionnement ou le type de courses. Je ne regrette absolument pas mon choix, je me sens bien ici.

 

Votre programme 2026 est très orienté vers les courses en France.

Oui, j’ai pas mal de courses en France. Pour une première année, c’est idéal. Je pourrai jouer ma carte sur certaines épreuves, sans pression. L’objectif reste d’apprendre, même si aller chercher des résultats fait évidemment partie du jeu.

 

Arnaud De Lie en conférence de presse

 

"L'objectif en 2026 ? Apprendre pour les années à venir"

D’où venez-vous ?

Je viens de l’Oise, au nord de Paris. Je suis aussi souvent à Lille, où vit ma copine, donc je connais bien le Nord pour m’entraîner.

 

L’intégration dans une équipe à forte culture flamande n’est pas trop compliquée ?

Disons que je parle surtout anglais. En flamand, je sais juste dire "bonjour" et "au revoir". Mais l’équipe fait en sorte que je me sente bien intégré, et il y a pas mal de francophones, notamment des Wallons, donc ça aide beaucoup.

 

L’arrivée d’un directeur sportif français change-t-elle les choses pour vous ?

Oui, clairement. Pour un coureur français, c’est un vrai plus, surtout sur les courses en France. Il connaît parfaitement ces épreuves et ça peut vraiment nous aider.

 

Quels sont vos objectifs pour cette première saison en World Tour ?

Avant tout, apprendre pour les années à venir. J’aimerais aussi obtenir quelques résultats, peut-être sur des courses d’un niveau légèrement inférieur au WorldTour, pour gagner en confiance.

 

Se retrouver face à des coureurs comme Pogacar ou Van der Poel, ça impressionne ?

C’est sûr que c’est impressionnant, mais une fois en course, on est dans notre bulle. On se concentre sur ce qu’on a à faire et, finalement, on ne se rend pas tant compte que ça.

 

Y a-t-il des craintes en passant de la Devo au World Tour ?

Pas vraiment. J’ai déjà couru plusieurs fois chez les pros l’an dernier et ça s’est même parfois mieux passé qu’en Devo. J’aime la façon dont ça court. Il n’y a pas de peur, pas de pression, juste l’envie de prendre du plaisir et de faire ce que j’aime.

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