INTERVIEW - Geoffrey Bouchard : «Je suis surpris tout ce qu'ils mettent en place»

Par Titouan LABOURIE le 22/01/2026 à 18:48. Mis à jour le 23/01/2026 à 15:26.
INTERVIEW - Geoffrey Bouchard : «Je suis surpris tout ce qu'ils mettent en place»
INTERVIEW
Photo : @TeamTotalEnrg / Cyclism'Actu

De retour dans le peloton après avoir très brièvement mis sa carrière entre parenthèses, Geoffrey Bouchard entame un nouveau chapitre sous les couleurs de la TotalEnergies. Dans cette interview accordée à Cyclism'Actu, le grimpeur français revient sur son arrivée express dans la ProTeam vendéenne, son intégration, son programme de reprise et ses ambitions pour la saison 2026, avec en toile de fond l’envie de retrouver le Tour de France

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"Tout est allé très vite..."

Bonjour Geoffrey, on t’a vu il y a deux mois annoncer ta sortie de retraite et ton arrivée chez TotalEnergies. Comment se sont passées tes premières semaines dans l’équipe ?

Ça s’est bien passé, mais tout est allé très vite. Il a fallu enchaîner les différents tests, les rendez-vous médicaux, les réglages de position, puis on est directement partis sur un premier stage. Il y a eu les fêtes au milieu, et je viens tout juste de terminer le deuxième stage. Honnêtement, tout s’est enchaîné très rapidement.

 

Quand on arrive dans une équipe un peu au dernier moment, comment se passe l’adaptation ? Comment l’as-tu vécue ?

On a eu la chance de pouvoir faire les deux stages avec quasiment tout l’effectif. Nous sommes quatre ou cinq nouveaux au total, le reste de l’équipe se connaissait déjà très bien. Du coup, l’intégration s’est faite naturellement, tout s’est bien passé.

 

Pour parler de 2026, où vas-tu reprendre la compétition ? Quelles seront tes premières courses ?

Je vais reprendre avec l’enchaînement Muscat Classic et Tour d’Oman, dans une dizaine de jours, pour une reprise au soleil.

 

Le Tour d’Oman t’avait bien réussi en 2023 avec un podium au général. Quel sera l’objectif cette année ?

On va faire le maximum. À Muscat, on peut avoir des coureurs encore présents pour le final, c’est souvent une course qui se joue avec un petit peloton pour les premières places. Ensuite, sur le Tour d’Oman, on prendra chaque étape avec l’envie d’être performants et de jouer la victoire. De mon côté, il faudra surtout que je retrouve des repères et des efforts de course, notamment en montagne. Si je refais le même résultat qu’en 2023, ce serait exceptionnel et inespéré, mais il faudra rester humble et essayer de faire le mieux possible, sans se fixer d’objectif démesuré.

 

Quand Geoffrey Bouchard avait annoncé mettre un terme à sa (courte) retraite

 

"Agréablement surpris par tout ce qui est mis en place chez TotalEnergies"

Quel sera la suite de ton programme après Oman ?

Après Oman, j’enchaînerai avec la Ruta del Sol quelques jours plus tard. Ensuite, je participerai à la Faun Ardèche Classic. Pour la suite du mois de mars, le calendrier reste encore assez flou. C’est aussi la nouveauté d’arriver dans une ProTeam : on est parfois tributaires des invitations. À l’instant T, je ne sais pas exactement sur quelles courses je vais courir dans les prochains mois.

 

Après toute une carrière passée chez Decathlon AG2R La Mondiale, comment abordes-tu ce changement de structure et cette incertitude sur le calendrier ?

Ce n’est pas vraiment un problème. J’ai déjà un programme de février qui est plaisant, et ça me fait surtout du bien de savoir que je vais pouvoir enchaîner les compétitions. Ma dernière vraie course officielle remonte au Tour du Limousin en août, donc ça fait un moment. J’ai été agréablement surpris par tout ce qui est mis en place chez TotalEnergies pour être performant. Beaucoup de choses sont faites en interne, et on verra la suite au fil de la saison.

 

Y a-t-il de grosses différences dans l’accompagnement du coureur entre une grosse équipe WorldTour et une ProTeam ?

On est très bien encadrés. Par exemple, sur la nutrition, il y a un suivi très pointu possible, mais ce n’est pas imposé : c’est au coureur de décider de l’investissement et de la charge mentale qu’il souhaite y mettre. On a aussi fait des stages avec des sorties longues et intenses. C’est le vélo moderne : aujourd’hui, on mélange endurance et intensité. Personnellement, ça me va très bien.

 

"C’est clairement un autre état d’esprit"

La participation de l’équipe au Tour de France reste en attente, même si elle semble probable. As-tu envie d’y retourner ?

Si je suis crédible, performant, et que je remplis mon rôle en montagne, notamment pour aider Jordan sur certaines étapes, j’irai avec grand plaisir. Si le niveau n’est pas suffisant, ce ne sera pas un drame. Je vais faire le maximum pour être au départ. D’autant plus que le Tour passera par des endroits très symboliques pour moi : Chambéry, où j’habite, et Aix-les-Bains, où j’ai commencé le vélo et où je suis encore licencié au club local. J’avais annoncé ma retraite quelques jours avant la présentation du parcours, et ça avait été un peu frustrant. En 2022, j’avais déjà dû abandonner avant le départ à cause du Covid-19, donc forcément, il y a une petite frustration.

 

Il y a donc une vraie envie de “réparer” cette histoire avec le Tour de France ?

Oui, mais sans pression excessive. Je suis déjà très heureux d’être ici, de pouvoir m’entraîner, refaire des stages, retrouver le rythme et bientôt reprendre la compétition. J’ai senti beaucoup de confiance de la part du staff, et c’est très gratifiant. Je suis arrivé dans un bon climat, avec une équipe solidaire et audacieuse. On va essayer de faire briller les couleurs de l’équipe. La saison a d’ailleurs très bien commencé avec la victoire de Joris Delbove aux Championnats de France de cyclo-cross. On l’a tous regardée pendant le stage, c’était un bon moment. Ça confirme que le travail qu’on fait va dans le bon sens. Les autres équipes ont aussi travaillé, donc il faudra être solide, humble, et parfois malin.

 

Donc pas de regrets d’avoir mis fin à ta retraite aussi rapidement ?

Aucun. Je savoure, je prends les choses avec plus de recul. C’est clairement un autre état d’esprit.

 

Pour finir, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette saison 2026 ?

La santé avant tout. Et ensuite, beaucoup de plaisir, des victoires collectives, et si possible aussi individuelles.

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