Coupe de France
Coupe de France - Focus sur le succès de Julien Simon Photo : Sirotti

Coupe de France - Focus sur le succès de Julien Simon

 

Grand Prix de Plumelec-Morbihan. Victoire de Julien Simon

Vainqueur de la Coupe de France 2014, Julien Simon a confirmé à la fois sa 2ème place de 2012 et l'histoire d'amour entre son équipe, la Cofidis, et l'épreuve, puisque c'est la 4ème fois qu'elle l'enlève depuis 2010, avec les victoires de Léonardo Duque, Tony Gallopin et Samuel Dumoulin (c'est même la 5ème fois avec la victoire de Nicolas Jalabert en 1997, 1ère année d'existence de l'équipe). Cette victoire, qui n'était pas forcément un objectif pour lui en début de saison, a récompensé la régularité de l'ancien double-vainqueur d'étapes sur le Tour de Catalogne 2012, qui veut maintenant viser plus haut.

 

Un début d'épreuve en embuscade

La Coupe de France a débuté le dimanche 2 février par le Grand Prix d'ouverture La Marseillaise remporté par le Belge Kenneth Vanbilsen, de l'équipe Topsport Vlaanderen-Baloise. Celui-ci n'étant pas Français et courant pour une équipe étrangère, c'est le Belge Baptiste Planckaert (Roubaix-Lille Métropole), qui devient le premier leader de l'épreuve. Julien Simon, quant à lui, marque ses premiers points grâce à sa 6ème place.

Lors de la 2ème manche, la Classic Loire-Atlantique diputée le 22 mars, c'est un Français qui se met en valeur en la personne d'Alexis Gougeard (AG2R-La Mondiale), qui l'emporte en solitaire devant Kenneth Vanbilsen et Wesley Kreder (Wanty-Groupe Gobert), pour sa première année chez les professionnels. Il s'agira d'une des deux seules manches au cours de laquelle Julien Simon finira au-delà de la 20ème place (28ème).

Le lendemain, Cholet-Pays de la Loire voit la victoire du Belge Tom van Asbroeck (Topsport Vlaanderen-Baloise), qui règle au sprint ses compagnons d'échappée, Sébastien Delfosse (Wallonie-Bruxelles) et Sébastien Turgot (AG2R-La Mondiale). Julien Simon connaît son seul abandon au cours de l'epreuve.

 

Leader après la 4ème manche, il décide de jouer le général

Lors de la 4ème manche, la Route Adélie de Vitré, disputée début avril, Julien Simon termine 2ème derrière Brian Coquard (Europcar), et s'empare de la tête du classement général. A partir de là, il décide avec Yvon Sanquer de disputer toutes les manches et de voir s'il ne peut pas aller chercher la victoire.

10 jours plus tard, Brian Coquard récidive au sprint sur Paris-Camembert et prend la tête de l'épreuve. En terminant une nouvelle fois 6ème, Julien Simon reste bien placé.

Le surlendemain, c'est un autre sprinter français, Nacer Bouhanni (FDJ.fr), qui s'impose au Grand Prix de Denain, l'une des deux seules manches auxquelles n'aura pas participé Julien Simon.

 

Il reprend la tête et ne la lâche plus

Il est en effet bien présent lors de la 7ème manche, au Tour du Finistère, qu'il termine à la seconde place derrière le Belge Antoine Demoitié (Wallonie-Bruxelles), la surprise du jour, ce qui lui permet de reprendre la tête du classement général, avant le Tro Bro Léon, auquel il ne participe pas, et qui est remporté par le Français Adrien Petit, son coéquipier chez Cofidis.

Début mai se déroule le Grand Prix de la Somme remporté au sprint par Yauheni Hutarovitch (AG2R-La Mondiale) devant Tom van Asbroeck et Yannick Martinez (Europcar). Julien Simon termine à la 12ème place et conserve la tête du général devant Brian Coquard et Samuel Dumoulin (AG2R-La Mondiale).

Début juin, il asseoit un peu plus sa position lors de la 10ème manche, le Grand Prix de Plumelec, en s'imposant au sommet de la Côte de Cadoudal devant son coéquipier Luis Angel Mate Mardones et le Français Armindo Fonseca (Bretagne-Séché Environnement).

En revanche, dans la foulée, les Boucles de l'Aulne constituent l'autre manche de la Coupe de France 2014 où il termine au-delà de la 20ème place (52ème), bien loin d'Alexis Gougeard, qui remporte son second succès de l'année sur la compétition et son second succès chez les professionnels, devant Rémi Di Grégorio (La Pomme Marseille) et Rudy Kowalski (Roubaix-Lille Métropole). Il reste toutefois en tête devant Alexis Gougeard qui s'empare de la seconde place.

Début août, la manche suivante, La Polynormande, et la victoire de Jan Ghyselinck (Wanty-groupe Gobert) devant Antoine Duchêne (Europcar) et Quentin Jauregui (Roubaix-Lille Métropole) ne changent rien au classement, Julien Simon terminant 16ème, sans qu'aucun de ses concurrents directs ne fasse mieux. Il conforte encore sa position fin août lors de la 13ème manche, la Classic de l'Indre, brillamment remportée par Iljo Keisse (Omega Pharma-Quick Step), en prenant une nouvelle 2ème place.

C'est son coéquipier, Rein Taaramae, qui remporte en solitaire la 14ème manche, le Tour du Doubs, devant Angelo Tulik (Europcar) et Pierre-Luc Périchon (Bretagne-Séché Environnement). L'Estonien offre ainsi une victoire en guise de cadeau d'adieu à son équipe et Julien Simon consolide son classement à la mi-septembre avec une 10ème place.

Il est définitivement sacré lors du Grand Prix d'Isbergues, la 15ème manche, remportée au sprint par Arnaud Démarre (FDJ.fr) devant Yauheni Hutarovitch et Heinrich Haussler (IAM Cycling), en allant chercher une troisième 6ème place après celles du Grand Prix La Marseillaise et de Paris-Camembert. A l'occasion de cette manche, l'équipe Bretagne-Séché Environnement est également sacrée.

La belle victoire d'Armindo Fonseca début octobre sur le Tour de Vendée devant Olivier Le Gac (FDJ.fr) et Thomas Voeckler (Europcar) ne change donc rien au classement final qui voit la victoire de Julien Simon, qui a mis un point d'honneur à aller chercher une méritoire 9ème place, devant Samuel Dumoulin, le tenant du titre, et Yauheni Hutarovich. A noter qu'avec sa victoire, Armindo Fonseca a grillé la politesse à Brian Coquard dans la catégorie jeunes.

Après cette victoire, Julien Simon a confié à Planète Cyclisme que cette victoire était une récompense mais qu'elle ne cachait pas sa déception quant à ses performances sur les classiques ardennaises. A 29 ans et alors qu'il lui reste un an de contrat chez Cofidis, il aspire à plus courir en World Tour, et à y faire de meilleurs résultats.

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Publié le par Maurice Helman