+
A LA UNE

Arvid De Kleijn bien au départ : «Je trouve cela surprenant»

Tour de France
Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : Sirotti

C'est l'une des plus grosses surprises dans les compositions d'équipe pour le Tour de France ! Après une saison plus que difficile personnellement, Arvid de Kleijn (Tudor Pro Cycling Team) s'apprête à disputer sa première Grande Boucle. Pour rappel, en début d'année, le sprinteur néerlandais était devenu père, avant de perdre son propre père à cause d'un cancer. Puis, si cela n'était pas assez, le coureur de 32 ans a été roué de coups par un groupe d'adolescents alors qu'il s'entraînait. Résultat, le Néerlandais n'a commencé sa saison qu'en mai, il y a moins de deux mois. Cette sélection pour le Tour de France était donc inespérée, comme il l'explique dans un entretien avec Wielerflits avant le départ de Barcelone ce samedi.

Vidéo: De Kleijn de retour à un bon niveau sur le Tour de Belgique

 

"Après la pluie vient le beau temps"

"C'est la preuve qu'après la pluie vient toujours le beau temps", explique un Arvid de Kleijn plein de résilience. Mais malgré une condition ascendante au fil des jours, le Néerlandais fût le premier surpris d'être appelé pour le Tour : "J'avoue avoir été quelque peu surpris. En Belgique, je sentais déjà que mon niveau était bon et qu'il continuait à progresser. Les courses précédentes s'étaient aussi très bien passées. J'étais au courant de la situation de Maikel Zijlaard, qui était pressenti pour le Tour. Il avait eu des difficultés après une chute au Copenhagen Sprint. J'espérais bien avoir une chance d'être appelé. Même si j'y pensais un tout petit peu, je trouve ça très surprenant d'être sélectionné. Comme tout le monde, je pense."

Et cette participation aura une dimension encore plus symbolique, lui qui a perdu son père en début d'année : "Mon père aurait été très fier. De toute façon il l'était, mais me voir sur le Tour aurait été l'aboutissement ultime pour lui. Je ne viens pas vraiment d'une famille de cyclisme. Au départ, mon père me voyait bien plus volontiers comme footballeur professionnel. Il a fallu batailler avant que je sois même autorisé à monter sur un vélo. Mais il disait toujours : "Si tu fais un jour le Tour, j'irai te suivre en camping-car." Ce qui, pour dire les choses, n'était vraiment pas son genre. Donc oui, c'est vraiment dommage qu'il ne soit plus là pour ça."

Mais malgré cela, Arvid De Kleijn n'oublie pas la raison pour laquelle il est présent : gagner une étape. Et pour ce faire, il l'explique, il n'aura pas forcément besoin d'un énorme train pour lui emmener le sprint : "Ils n'ont pas forcément besoin de tirer le sprint pour moi, mais mes coéquipiers peuvent me placer dans la roue d'un autre bon sprinteur bénéficiant d'un train. Ce serait l'idéal pour moi. De cette façon, je peux me retrouver dans la position parfaite. Si ça se passe comme ça, j'aurai une chance de gagner une étape. J'y crois, et c'est pour ça qu'on va se battre !"

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

A LIRE AUSSI

TOUR DE FRANCE

Benjamin Thomas : "Le chrono est un exercice que j'adore"

TOUR DE FRANCE

Tim Merlier : "Si vous gagnez trois ou quatre étapes..."

 

A la Une