Anthony Turgis : «L'idée est de rééditer les exploits passés»
Tour de FranceÀ 32 ans, Anthony Turgis s'apprête à prendre le départ de son neuvième Tour de France sous les couleurs de TotalEnergies. Vainqueur d'étape en 2024, le Français endossera une nouvelle fois un rôle majeur au sein de l'équipe, entre ambitions personnelles et accompagnement des plus jeunes, comme le néophyte Joris Delbove. À quelques heures du Grand Départ, il s'est confié à Cyclism'Actu.
Vidéo: Anthony Turgis au micro de Cyclism'Actu avant le Tour
"Mon expérience peut aider l'équipe"
Neuvième Tour de France pour vous... et de nouvelles lunettes pour l'occasion ?
(Rires) Oui, beaucoup de nouvelles choses ! On prend nos marques avant le Tour, et puis après, c'est parti.
À 32 ans, vous allez disputer votre neuvième Tour de France. Vous êtes un peu le capitaine de route de cette équipe, puisque vous connaissez la course par cœur...
Oui, c'est sûr qu'avec tous les Tours que j'ai disputés, mon expérience peut aider l'équipe. L'objectif est d'éviter certains pièges que l'on peut rencontrer sur le Tour de France en partageant ce que j'ai appris au fil des années.
On a discuté avec Joris Delbove, qui nous a dit vous avoir posé énormément de questions avant son premier Tour...
Oui, j'essaie de le guider sur les pièges que l'on peut rencontrer sur le Tour de France, que ce soit avec les médias ou sur les embûches du parcours. Ce sont des petites choses que j'aurais peut-être aimé éviter moi-même à mes débuts. S'il prend note de tout ça, tant mieux pour lui.
"Chaque coureur a ses propres craintes..."
Tout le monde se souvient de votre victoire d'étape sur le Tour de France. Qu'est-ce qu'Anthony Turgis coche cette année sur sa liste d'objectifs ?
Forcément, l'idée est de rééditer les exploits passés. Une victoire d'étape, un maillot distinctif... L'an dernier, j'ai eu la chance de porter un maillot lors de la première étape dans le Nord. Ce sont des moments qui font toujours plaisir et qui restent marquants sur un Tour de France.
Vous apportez déjà beaucoup d'expérience à cette équipe, mais Tony Gallopin va également vous rejoindre. Vous ne l'avez pas encore retrouvé puisqu'il arrive ce jeudi. Qu'attendez-vous de lui ?
On connaît tous son palmarès. Moi, je le connais depuis des années. On s'est un peu perdus de vue au fil de nos carrières, mais on se croisait régulièrement. Je sais qu'il possède une énorme expérience et qu'il est quelqu'un de très réfléchi sur le vélo. Tout ce qu'il pourra apporter au groupe sera forcément bénéfique.
On a aussi l'impression qu'une page se tourne chez TotalEnergies, puisque c'est la première fois que vous disputerez un Tour de France sans vendéen dans l'équipe...
Oui, c'est vrai. Après, comme je le dis souvent, l'objectif est toujours d'aligner l'équipe la plus compétitive possible. La sélection a été faite par la direction ; ce ne sont pas les coureurs qui choisissent. Nous, notre rôle est simplement d'être les plus performants possible.
Qu'est-ce que les coureurs craignent le plus sur ce Tour de France 2026 ? Tout le monde parle de la chaleur et d'une possible canicule. Est-ce la principale inquiétude ?
Je pense que chaque coureur a ses propres craintes. C'est sûr qu'une canicule ne facilite pas les choses, mais tout le monde sera confronté aux mêmes conditions. Il faudra sans doute adapter la manière de courir. De mon côté, ce sont surtout les grosses étapes de montagne qui m'inquiètent un peu plus. Mais, comme toujours, on fera le maximum.