Axel Laurance : «Au sprint j'ai eu tout de suite des crampes»
Tour du Pays basqueQuel début d'Itzulia tonitruant des Français ! Axel Laurance (INEOS Grenadiers) a remporté ce mercredi 8 avril la victoire sur la troisième étape du Tour du Pays basque. C'est donc la troisième victoire française en autant de jours. Laurance, parti dans la bonne échappée, a réglé au sprint Igor Arrieta (UAE Team Emirates-XRG) pour s'offrir son quatrième bouquet de la saison. Le Français n'avait plus levé les bras en World Tour depuis 2024, et une victoire au sprint sur le Tour de Catalogne. Il est revenu au micro de Cycling Pro Net sur sa "plus belle victoire".
Axel Laurance avait chuté sur la deuxième étape de l'Itzulia
"J'avais visé cette étape avant la course"
Peu de temps après avoir franchi la ligne d'arrivée, Axel Laurance (INEOS Grenadiers) s'est exprimé sur sa magnifique performance du jour : "Je pense que pour le moment, c'est ma plus belle victoire, c'est ma deuxième victoire en World Tour et celle-là, je suis vraiment allé la chercher, un peu comme sur le Tour de France, sur des échappées. Aujourd'hui, c'était vraiment une journée difficile. Comme j'ai dit, je n'ai pas eu trop de chance hier avec la chute. Mais je suis resté vraiment optimiste. En début de course, je n'ai eu non plus beaucoup de chance, mon cable de dérailleur s'est débranché au moment où ça roulait vraiment fort. Je me suis retrouvé très loin. Ça pétait de partout donc ça commençait à être compliqué. Mais j'ai senti que j'avais vraiment de très grosses jambes. Je suis resté calme et ai réussi à remonter assez rapidement devant. Tout s'est fait quelques minutes après dans la partie vraiment raide. Dans la dernière montée il fallait que je temporise un peu, que je monte à mon rythme. On est sorti dans la descente donc c'était parfait. J'ai quand même eu du mal à récupérer. Ce genre d'effort, par rapport à un grimpeur, pour moi c'est un peu dur. Mais j'ai vu qu'on a grapillé du temps sur le groupe derrière donc ça m'a mis en confiance."
"Avec les victoires de la semaine dernière, forcément j'étais confiant, je savais de quoi j'étais capable. J'ai vu aussi qu'il était à fond. Je savais qu'il ne jouait pas avec moi. Quand il a lancé le sprint j'ai eu tout de suite des crampes, donc j'ai eu un petit moment de peur mais il ne pouvait pas aller plus fort après son démarrage, il a stagné et j'ai pu me rasseoir un peu aux 200. Après c'était vraiment dans la tête. J'avais visé cette étape avant la course, donc je me suis dit "pour tout ce que j'ai fait, je peux pas baisser les bras maintenant." Je suis vraiment très heureux. Je me sens bien, je progresse d'année en année. Je deviens meilleur sur des plus longs efforts. Avant, à part les sprints, je ne pouvais pas faire grand chose. Maintenant, j'arrive à être dans l'échappée, prendre les relais... Je n'ai pas beaucoup couru en début d'année, après Coppi, les jambes sont revenues. J'avais confiance dans l'équipe et le travail fourni, donc il n'y avait pas de quoi m'inquiéter."