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Tao Geoghegan Hart : «Je n'ai pas eu un jour où je me sentais bien à vélo»

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Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : @Sirotti

C'était censé être l'un des principaux leaders sur les Grands Tours sur ces deux dernières saisons, il n'en fut finalement rien. À 30 ans, deux ans après avoir quitté l'équipe INEOS Grenadiers pour la formation Lidl-Trek, Tao Geoghegan Hart n'a pas pesé sur un classement général d'une course de trois semaines depuis sa victoire surprise sur le Tour d'Italie 2020. La faute à une accumulation de malchance, de chutes, qui l'ont empêché de performer au plus haut niveau. À un an de la fin de son contrat avec l'équipe allemande, le Britannique se réjouit auprès de Cyclingweekly d'avoir passé un hiver sans pépins, laissant donc entrevoir son retour à un niveau plus compétitif.

La terrible chute de Tao Geoghegan Hart sur le Tour d'Italie 2023

 

"Je n'ai eu aucun problème depuis quelques années mais..."

Même s'il n'a pas connu de grosse chute depuis son abandon sur le Tour d'Italie 2023, alors qu'il pointait à la troisième place du classement général, Tao Geoghegan Hart n'est pas parvenu à retrouver son meilleur niveau : "Physiquement et statistiquement, je n'ai eu aucun problème depuis quelques années, mais c'est différent quand il s'agit de transposer cela en course. Depuis plusieurs années, Je n’ai pas eu un seul jour à vélo où j’avais vraiment des jambes magiques ou où je me sentais bien, mais au final, il faut juste continuer à travailler."

Malgré tout, son hiver a l'air de s'être plutôt bien déroulé et le Britannique se veut donc optimiste quant à ce début de saison, même s'il ne veut pas s'emballer : "Il est facile d'attendre plus d'une période comme celle-ci [les courses d'hiver et de printemps] que ce qui est réaliste, mais j'ai passé un bon hiver, je suis satisfait de ma situation actuelle et j'ai hâte de participer à quelques courses supplémentaires."

 

"Le plus important, c'est de sentir vraiment bien"

Et en effet, Tao Goeghegan Hart garde les pieds sur terre et ne pense pas encore à revenir jouer la victoire sur un Grand Tour : "Le plus important, c’est de se sentir vraiment bien, d’avoir une bonne forme et une bonne condition physique. Le meilleur endroit pour moi dans le cyclisme quand je suis en bonne santé et en forme, c’est les sept à dix derniers jours d’un Grand Tour. Sans aucun doute. Mais si tu n’es pas à 100 %, tu n’y arriveras jamais en te sentant bien."

Ainsi, même s'il est actuellement dans la liste élargie pour le Giro et La Vuelta, son entraîneur, Josu Larrazabal avait expliqué en janvier ne pas encore se risquer à l'aligner sur une course de trois semaines : "L’objectif est de bien lancer la saison en février, puis d’aviser entre Tirreno-Adriatico et le Tour de Catalogne. Le Giro est une course qu’il a gagnée. Il ne peut pas y aller sans être à 100 %. Avant tout, il doit se retrouver lui-même, reprendre confiance et enchaîner." Il avait également ajouté que "si on le voyait au départ de la Valenciana, ce serait un signal fort que le travail va dans le bon sens", et le Britannique s'est effectivement présenté sur le Tour de la Communauté de Valence avec une 19e place au classement général.

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