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Van der Poel : «Il n'y a pas que Pogacar qui peut gagner...»

Paris-Roubaix
Mis à jour le par François-Xavier LOUZE & Nathan DELODERRE
Photo : Cyclism'Actu

Ce dimanche, le gratin des clasicmen du peloton professionnel s'attaquera à Paris-Roubaix. Troisième Monument de la saison, l'Enfer du Nord sera surtout l'occasion pour Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) de prendre une belle revanche sur Tadej Pogačar (UAE Team Emirates). En effet, le Slovène l'a battu coup sur coup sur Milan-San Remo puis le Tour des Flandres. Van der Poel aura donc certainement à cœur de mettre un coup d'arrêt à la domination outrageuse du champion du monde, quel que soit le terrain. Il s'est exprimé sur la course à venir, le Paris-Roubaix 2026, et ses ambitions en conférence de presse ce jeudi. L’occasion de préfacer l’Enfer du Nord avec les deux leaders de la formation belge : Mathieu Van der Poel et Jasper Philipsen.

Mathieu van der Poel au micro de Cyclism'Actu avant Paris-Roubaix

 

"À Roubaix, il n'y a pas de scénario prévisible"

Pour l'ancien champion du monde, Paris-Roubaix est plus difficile et incertain que le Tour des Flandres"Je pense que c'est plus difficile de lâcher quelqu'un sur Roubaix que sur le Tour des Flandres. C'est aussi le cas pour Tadej, mais il a déjà montré qu'il était si fort... peut-être qu'il me donnera tort dimanche. Ça va être une course très dure de nouveau dimanche mais je pense qu'on a quand même, avec l'équipe, une chance de gagner. À Roubaix, il n'y a pas vraiment de scénario prévisible comme sur le Ronde, où on sait que le Vieux Quaremont va être un point très important. Bon, on sait quil y a des endroits où il faut être à l'avant mais ça ne veut pas nécessairement dire que la course va se décanter là-bas. Ça peut se jouer à de nombreux moments et c'est ce qui rend Roubaix si beau."

Van der Poel préfère donc ne pas s'avancer sur un scénario de course particulier ou qui lui conviendrait le mieux : "Je pense que c'est vraiment difficile de faire une tactique avant Roubaix. Il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer, avec les pneus, etc... Il faut juste avoir un peu de chances et les jambes pour gagner cette course. Si je gagne, je serai heureux. Que ce soit au sprint ou en solitaire, ça revient au même."

 

"Je préfère des conditions clémentes"

Que ce soit sur Milan-San Remo ou le Tour des Flandres, Tadej Pogačar l'a toujours battu depuis le début de saison. Le Néerlandais estime avoir encore une marge de progression : "Mon niveau était vraiment bon même s'il y a des coureurs qui sont mieux, notamment Tadej qui est vraiment très fort cette année, je pense que je ne peux pas faire plus que ce que je fais déjà." Il explique toutefois que le duel avec Pogačar le "motive". Van der Poel ajoute : "Je pense que j'ai déjà un niveau très élevé et j'ai travaillé très dur pour y arriver. Mais s'il est encore plus fort, c'est simple, je dois espérer vivre une très bonne journée dimanche pour le battre."

Sur Paris-Roubaix, la question de la météo est primordiale. Mathieu van der Poel est habitué aux conditions très difficiles en cross. Toutefois, il préfère que la journée soit ensoleillée sur l'Enfer du Nord : "Je préfère que ça soit sec. J'ai fait un Roubaix dans la pluie, mais je préfère des conditions clémentes." 

Enfin, parmi ses rivaux, outre Pogačar, figurent aussi Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), Wout van Aert (Team Visma | Lease-a-Bike)... Van der Poel s'attarde également sur Mads Pedersen (Lidl-Trek) : "Il était vraiment fort l'an passé, c'est une course qui lui convient bien aussi. Je pense qu'il y a plusieurs coureurs qui peuvent gagner dimanche" conclut-il.

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