Aasebo de retour en Norvège après 10 jours «d'Enfer du Nord»
Paris-Roubaix"Enfin de retour à la maison après un véritable Enfer du Nord !!" Kamilla Aasebo est tombée sur Paris-Roubaix le 12 avril dernier. Une chute "pas particulièrement dramatique" mais qui s'est soldé par une hémorragie cérébrale. L'état de santé de la Norvégienne de 19 ans s'est rapidement dégradé. La coureuse d'Uno-X Mobility a directement été emmenée à l'hôpital de Lille où elle a passé "dix longues journées" mais dont elle se souvient que de cinq. Heureusement son état de santé s'est amélioré et elle a pu rentrer en Norvège à l'hôpital d’Ullevål. Kamilla Aasebo a raconté son aventure sur son compte Instagram.
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"Mon objectif principal est de retrouver l’usage de ma jambe droite"
La Norvégienne raconte en détail les opérations qu'elle a dû subir : "Mon séjour en France a fini par être bien plus long que prévu. Malheureusement, l'hémorragie cérébrale s'est aggravée assez rapidement, ce qui m'a obligée à subir une intervention chirurgicale d'urgence. J'ai également été opérée pour soigner des fractures au coude et à la mâchoire, mais heureusement, toutes les opérations se sont bien passées."
La situation de la jeune coureuse de 19 ans est encore loin d'être rétablie : "Pour l’instant, mon objectif principal est de retrouver l’usage de ma jambe droite après ma lésion cérébrale, et je suis prêt et impatient de m’engager sur la voie de la guérison. L’accident en lui-même n’était pas particulièrement dramatique. J’ai simplement eu beaucoup de malchance quant à l’issue. Mais une fois que la situation est devenue aussi grave, j’ai aussi eu beaucoup de chance que tout se soit si bien passé."
Kamilla Aasebo souhaite remercier l'ensemble du personnel hospitalier qui s'est occupé d'elle en France : "L’équipe et moi-même tenons à remercier tout le personnel de l’hôpital Roger Salengro et de l’hôpital Ullevål à Oslo. Et un merci tout particulier à notre médecin d’équipe, Rory Nolan, ainsi qu’à mes parents pour être restés à mes côtés tout au long de cette épreuve."
Elle conclut par des mots remplis d'espoir : "Un jour, j’irai au vélodrome de Roubaix."