+
A LA UNE

Nicolas Debeaumarché : «J’ai traversé des moments très compliqués...»

Route
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : @TeamCOFIDIS

Dans le dernier épisode du podcast À l’abri du vent produit par son équipe Cofidis, Nicolas Debeaumarché revient sur son long parcours, de ses débuts à l'âge de quatre ans au Vélo Sport Mâconnais jusqu'à son arrivée dans l'élite mondiale. À travers cet échange publié ce mardi 24 février, le Bourguignon explique comment il a dû se reconstruire après sa terrible chute lors du Tour de Pologne en août 2024. Un témoignage poignant sur la résilience d'un athlète qui a dû apprendre à "lever la tête du guidon" pour ne pas perdre pied face à l'immobilité.

Nicolas Debeaumarché, sa chute sur le Tour de Pologne 2024

 

"J’ai été très proche du pire, et ça change forcément la manière de voir les choses"

Fils spirituel de Tom Boonen — dont il achetait les panoplies complètes étant enfant — le coureur mâconnais a vu son destin basculer lors de l'été 2024. Alors qu'il s'affirmait comme une valeur sûre du peloton, une chute d'une violence rare a failli tout stopper. "Ma grosse chute en Pologne a failli mettre un terme à ma carrière. J’ai traversé des moments très compliqués : être immobilisé, perdre toute mobilité pendant plusieurs mois, quand ton corps est ton outil de travail… c’est extrêmement dur à accepter. J’ai été très proche du pire, et ça change forcément la manière de voir les choses", explique t-il. 

 

"Le surnom a pris naturellement… et il me va plutôt bien"

Surnommé affectueusement "Le Maçon" par ses pairs, il cultive aujourd'hui un équilibre précieux entre la rudesse du métier et la finesse de ses goûts personnels. "Les gars de l’équipe m’appellent souvent comme ça car je viens de Mâcon, et puis ça évoque quelqu’un qui bourrine un peu. Le surnom a pris naturellement… et il me va plutôt bien", s'amuse-t-il. Cette force brute sur le vélo cache un homme de précision qui se passionne pour l'art du café, "je retrouve un peu dans le café ce que j’aime dans le vin : les arômes, la découverte, la précision".

S'il a appris à lever le pied, il garde néanmoins quelques habitudes solidement ancrées, comme son rituel singulier au moment de s'habiller. "La seule habitude que j’ai, c’est que je ne mets jamais mes gants en premier. Les gants, c’est toujours la toute dernière chose que je mets", confie-t-il, avec la sérénité d'un homme qui sait désormais que la vie possède une saveur bien particulière au-delà des banderoles d'arrivée.

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

A LIRE AUSSI

ROUTE

AG Insurance-Soudal annonce la prolongation de cinq coureuses

ROUTE

Bahrain-Victorious "avec de grands espoirs" pour les premières Classiques

 

A la Une

Suivi par CoreDash