Guillaume Martin-Guyonnet: «Un sport qui est de plus en plus exigeant…»
INTERVIEWVictorieux à deux reprises en 2025, Guillaume Martin Guyonnet n'est pas pour autant satisfait de sa saison. Pas en réussite sur les Grands Tours et malade à de nombreuses reprises au course de l'année, le Normand aborde donc 2026 avec un "esprit de revanche". Interrogé par les médias à l'issue de la présentation de son équipe, Groupama-FDJ, ce vendredi 9 janvier, le grimpeur français a annoncé changer quelque peu son programme de course et débutera donc sa saison en Australie, sur le Santos Tour Down Under, le 20 janvier prochain.
"Je ne vais pas me satisfaire des deux jours où j'ai levé les bras"
Pour justifier son changement de calendrier, Guillaume Martin-Guyonnet invoque un besoin de nouveautés, qui devrait donc l'aider à performer à nouveau à son meilleur niveau : "A 32 ans, on ne se dit pas que tout est derrière nous, on a encore envie de prouver certaines choses. Je pense que j'ai encore des choses à prouver dans le vélo. Je ne vais pas me satisfaire des deux jours où j'ai levé les bras."
La saison 2025 n'a en effet pas été toute rose pour le Normand, qui a enchaîné les blessures et les contre-perofmances : "Il y a eu pas mals de moments dans la saison précédente où j'ai eu l'impression de sous-performer, de ne pas être opérationnel, pour différentes raisons. J'ai eu une tendinite en début d'année, une fracture d'une verterbre suite à une chute sur La Vuelta en fin de saison... Quand on met toutes ces raisons bout à bout, si je regarde la saison 2025, je me dis qu'il y a eu un mois et demi où je n'ai pas été gêné et où j'ai pu exprimer tout mon potentiel."
"C'est un sport qui est de plus en plus exigeant"
À 32 ans, le grimpeur français est forcément plus proche de la fin de sa carrière que du début, mais préfère ironiser à ce propos : "Je pense que j'arrive à un moment de ma carrière où les questions de ce type vont commencer à arriver". Un sujet d'autant plus d'actualité que Simon Yates a récemment annoncé, à la surprise générale, mettre un terme à sa carrière à 33 ans : "Je ne le connais pas personnellement ni les raisons qui ont motivé son arrêt mais c'est vrai que le sujet de la fatigue mentale, de la lassitude est quelque chose qui peut arriver dans n'importe quel métier, et le cyclisme en particulier. C'est un sport qui est de plus en plus exigeant physiquement mais aussi psychologiquement donc il s'agit de ne pas tomber dans cette forme de burn-out. Forcément, je commence à y penser aussi, c'est sain de se projeter sur la suite."
Publié le par Paul-Antoine STEVENIN