Antonio Tiberi mis sous pression par Barhain Victorious
RouteLa saison avait pourtant parfaitement commencé pour Antonio Tiberi. Le grimpeur de l’équipe Bahrain Victorious avait en effet terminé 4e du Tour de Valence, puis 2e du Tour des Émirats arabes unis après avoir remporté l’étape reine en solitaire. L’Italien avait notamment devancé Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), Felix Gall (Decathlon CMA CGM) ou encore Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe). Une semaine plus tard, il décrochait encore la 3e place du Trophée Laigueglia. Et puis… plus rien. La disette, des mois durant. Le Tour de France dans l’anonymat, dans l’ombre de Lenny Martinez, l’enfonçait encore un peu plus. Ensuite, un sursaut d’orgueil sur les classiques italiennes, avec des top 10 au GP Industria & Artigianato, au Tour de Toscane et au Mémorial Marco Pantani, puis une 2e place au Tour de Croatie. Mais cela ne suffit pas pour son équipe, où il faut briller dans les grands rendez-vous. À l’aube de la saison 2027, son directeur sportif Franco Pellizotti en attend bien plus et fait monter la pression…
Vidéo: Tiberi vs Del Toro, un duel mémorable à l'UAE Tour 2026
“Il faut faire preuve de constance”
“Nous attendions beaucoup d’Antonio, mais il a disputé de nombreuses courses en passant inaperçu”, a lancé d’emblée Franco Pellizotti auprès de Lega del Ciclismo Professionistico. “[L’aligner au Tour de France], ce n’était peut-être pas le choix le plus judicieux de notre part : pour un coureur italien, le Giro d’Italia est plus motivant. Mais au Tour, il aurait au moins dû se battre pour remporter des étapes ; il aurait pu s’engager dans des échappées. Au lieu de cela, il a toujours couru en poursuivant les autres.”
En fin de saison, Tiberi s’est plutôt bien repris, et son directeur sportif doit bien l’admettre. “C’est vrai, nous avons vu Tiberi figurer parmi les premiers au classement. Cependant, les courses italiennes de fin de saison ne lui conviennent pas vraiment. Antonio n’est pas un sprinteur. La Coppa Sabatini et les autres courses entre septembre et octobre se terminent presque toujours par des sprints assez disputés.”
À 25 ans, le grimpeur italien devra se resaisir là où on l’attend le plus s’il veut s’imposer durablement au sein de son équipe. “Avec Bahrain-Victorious, Antonio a un contrat pluriannuel ; nous tenons à le mettre en valeur et nous comptons sur lui. Mais, à partir de maintenant, il ne pourra plus se permettre beaucoup de faux pas : nous avons également d’autres jeunes talents prometteurs dans notre effectif. En cyclisme, il faut faire preuve de constance et se battre sans relâche pour rester à l’avant-garde.”