Paul Seixas sur le décès de Finlay Tarling : «Ça ne devrait pas arriver»
RouteInvité de Mouloud Achour dans l’émission Clique, diffusée sur les antennes de Canal+ ce mercredi 28 octobre, le Français Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) est revenu sur le décès tragique du Britannique Finlay Tarling, percuté par un véhicule qui roulait à contresens dans une descente lors de la 8e étape du Tour du Portugal.
Vidéo: Paul Seixas, vainqueur du Tour de Lombardie 2026 !
"Ce qui est terrible, c’est qu’on va se dire : “C’est un cycliste de plus cette année qui a trouvé la mort sur une course”"
Toujours très touché par le décès du jeune coureur britannique de 19 ans, Paul Seixas est revenu pour la première fois sur ce tragique accident : "Honnêtement, c’est terrible. Le problème, c’est que ce n’est pas le seul", explique le jeune Français de 20 ans. "En plus, moi, j’ai couru avec lui et ça me touche vraiment. Ça m’a vraiment touché sur le moment, parce que ce qui est terrible, c’est qu’on va se dire : “C’est un cycliste de plus cette année qui a trouvé la mort sur une course”", insiste le récent vainqueur du Tour de Lombardie dans l’émission Clique.
Le peloton a protesté quelques minutes après le départ initial du Tour de Lombardie afin de montrer son mécontentement à la suite de ces tragiques incidents : "Je pense que ça a affecté vraiment tout le monde, tous les cyclistes", assure Paul Seixas. "C’est là qu’on se dit que, des fois, il y a vraiment des soucis d’organisation. Les organisations font de leur mieux, ce n’est pas ce qu’on veut dire, mais, des fois, il devrait y avoir plus de normes. On a protesté là-dessus au Tour de Lombardie, au début de la course, pendant cinq minutes (…) Ce qui s’est passé, c’est extrêmement grave. Ce sont des familles qui sont touchées. C’est très grave que ça se passe sur une course. Une organisation professionnelle, des coureurs qui trouvent la mort, ça fait peur", ajoute le Français de 20 ans, qui, lui-même, se fait parfois quelques frayeurs sur le vélo : "On va dire que, des fois, tu stresses un peu, après, tu ne te dis pas que c’est pour ta vie non plus. Quand tu es dans un peloton, qu’il y a un faux plat descendant et que ça roule à 80 km/h, des fois, tu as un peu peur quand même. Tu te dis : “Là, ça peut être grave.” Mais il ne faut pas y réfléchir, c’est ça le truc. Et tu sais que tous les autres en sont conscients aussi, donc ils ne vont pas faire n’importe quoi non plus. Après, des fois, il y a de la nervosité, c’est ça qui peut tendre un peu tout le monde et qui peut créer du danger", déclare le coureur de 20 ans.
Avant de conclure, toujours dans l’émission Clique : "Quand il y a des chutes, oui, on se blesse, mais sur route, je n’ai jamais eu de fracture ou d’entorse, je n’ai jamais rien eu. Des égratignures, ça m’est arrivé, plusieurs fois, de nombreuses fois même. Mais on s’en sort toujours bien. Après, il y a eu de très graves chutes dans l’histoire, mais des coureurs qui trouvent la mort comme ça dans une course, ça ne devrait pas arriver."