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Quelles sont les équipes cyclistes qui ont le plus couru en 2026 ?

Analyse
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : Sirotti

Pendant que les meilleures équipes choisissent soigneusement leurs sorties, d'autres courent partout pour marquer des points. Avec le système de montée et de descente mis en place par l'UCI, plusieurs équipes n'ont pas le choix : elles doivent multiplier les départs pour sauver leur place parmi l'élite. Une stratégie coûteuse en énergie, mais indispensable pour conserver leur place au plus haut niveau.

Vidéo: Marc Madiot parle de la fin de saison, et de la course aux points UCI

 

Le top 10 des équipes les plus actives de la saison

En tête du peloton des équipes les plus actives, la formation française TotalEnergies arrive au premier rang avec 116 courses disputées, suivie de très près par Lotto Intermarché avec 115 départs. Deux autres équipes de deuxième division occupent le haut du classement : Cofidis, avec 111 épreuves, et Unibet Rose Rockets, qui affiche 110 courses au compteur. Groupama - FDJ United atteint tout juste la barre des 100 engagements. Derrière, trois équipes se partagent le même total de 97 courses : XDS Astana Team, Pinarello Q36.5 et Tudor Pro Cycling. Enfin, UAE Team Emirates (95 courses) et Team Jayco AlUla (93 courses) complètent ce top 10 des formations les plus sollicitées de l'année.

 

Aller sur les petites courses pour les points...

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : TotalEnergies a pris le départ de 116 courses, Lotto Intermarché de 115, et Cofidis de 111. Pour ces équipes, ce rythme d'enfer est imposé par les règles. Les formations de deuxième division doivent finir dans les meilleures pour être invitées d'office sur les grandes courses comme le Tour de France. Les directeurs sportifs coupent donc leur groupe en deux ou trois pour aller sur toutes les petites courses possibles et y ramasser des points. Ce choix s'explique facilement par le fonctionnement du barème. Finir quatrième ou cinquième sur une petite course d'un jour rapporte souvent plus de points qu'une quinzième place sur une grande course difficile. Comme les très grands leaders gagnent presque tout sur le circuit principal, les équipes plus modestes préfèrent envoyer leurs coureurs là où la concurrence est moins forte. L'objectif n'est plus seulement de viser une victoire de prestige, mais d'assurer des places d'honneur utiles pour le total de l'équipe.

 

Quitte à épuiser les coureurs ?

Cette multiplication des courses pèse directement sur les organismes. Pour honorer autant d'engagements, les équipes s'appuient sur des coureurs infatigables qui passent leur saison sur le vélo, parfois au-delà des 80 jours d'épreuve par an. Baptiste Veistroffer (85 jours) et Liam Slock (83 jours), appartiennent à Lotto Intermarché, précisément l'une des structures qui court le plus au monde. On retrouve aussi des piliers d'équipes françaises très actives, comme Guillaume Martin (82 jours) et Rémy Rochas (81 jours) chez Groupama - FDJ United, ou Mathis Le Berre (80 jours) chez TotalEnergies.   Sur la route de fin janvier à fin octobre, les mécaniciens et les soigneurs enchaînent les déplacements sans vraie coupure. Pour ces coureurs de devoir, la saison devient une suite ininterrompue de voyages et d'efforts avec l'obligation de ramener des points à chaque sortie. Si ce modèle permet d'assurer l'avenir de l'équipe sur le papier, il met à rude épreuve la condition physique des coureurs sur la durée.

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