Du grand talent à la descente en enfer : la fin de carrière de Robin Orins
RouteIl était considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération, mais il a fini en enfer. Pourtant, Robin Orins avait tout pour réussir. Formé par Lotto Dstny Development, le Belge s’est rapidement imposé comme un leader de référence chez les espoirs : le titre de champion de Belgique du chrono, mais aussi des podiums à Paris-Roubaix et à Liège-Bastogne-Liège. Mais fin 2024, alors qu’Orins signe son premier contrat pro, tout s’écroule. Anxiété, crises de panique et perte d’appétit, le Belge déprime et perd même l’envie de rouler à vélo. Il revient finalement à la compétition fin juillet 2025 après une reconstruction ralentie par une lourde chute à l’entrainement. L’envie revient momentanément, mais progressivement, son corps et sa tête lui mettent un stop définitif. À seulement 24 ans, Robin Orins a finalement décidé de mettre un terme à sa carrière.
Vidéo: Robin Orins avait terminé deuxième de Liège-Bastogne-Liège espoirs
"Les moments difficiles étaient trop fréquents"
Sur son compte Instagram, Orins est revenu sur son expérience de deux ans comme coureur professionnel. "Il n’y a rien de plus beau que de transformer son passe-temps en métier. C’est avec fierté que j’ai signé mon premier contrat professionnel avec Lotto-Intermarché, sans imaginer un seul instant que ce serait aussi le dernier. Les choses ont basculé très vite. Je ne reviendrai pas sur cette partie de mon histoire, mais elle m’a plongé dans une période très sombre et m’a fait prendre conscience qu’il y a plus important dans la vie que le cyclisme. Après des mois passés à me reconstruire, j’ai réussi à me remettre sur pied. Mais j’ai pris conscience de l’énergie que cela m’avait coûté et de la difficulté à retrouver l’ancien Robin. Même si je le voulais de toutes mes forces, les moments difficiles étaient trop fréquents."
"Cette année, je voulais rentrer heureux plutôt que malheureux. Je voulais profiter du vélo, des gens qui m’entouraient, de la souffrance et, surtout, me sentir à nouveau épanoui. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Quels que soient les efforts que je fournissais, mon corps disait « non ». À présent, ma tête et mon cœur disent « non » eux aussi." Le coureur de Lotto-Intermarché a eu le courage d’écouter ces signaux. Sa fin de carrière est en tout cas une décision mûrement réfléchie.