Mathieu van der Poel : «J’aime vraiment faire du VTT... »
Championnats du MondeMathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) est en mission à Val di Sole ! Le Néerlandais va tenter de remporter pour la première fois de sa carrière le maillot arc-en-ciel de champion du monde dans la discipline du Cross-Country olympique, le format XCO. Un maillot qu’il n’a jamais remporté au cours de son immense carrière. Pour son retour en VTT, Mathieu van der Poel est tombé sur un os aux Gets, le Français, tout récent champion du monde de short-track (XCC), Adrien Boichis (Specialized Factory Racing). Avant de prendre le départ de ces Championnats du Monde, le Néerlandais s’est exprimé auprès des médias à la fois sur son retour dans la discipline du VTT Cross-Country, mais aussi sur ce qu’un titre de champion du monde pourrait signifier pour lui.
Vidéo: Mathieu van der Poel... la grande attraction de ces Mondiaux
"Je ne regarderais pas ma carrière avec déception si je ne le remportais jamais..."
Sur son retour au VTT
J’aime vraiment faire du VTT. Même simplement faire des tours sur un parcours comme celui-ci constitue déjà une bonne séance d’entraînement en soi. On peut aussi davantage s’amuser sur un VTT, et c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Les descentes ici sont également géniales. C’est tout simplement agréable de rouler.
Sur Les Gets et sa forme actuelle
Les Gets s’est mieux passé que je ne l’espérais. Le short-track n’était pas génial, mais dimanche, je me sentais déjà beaucoup mieux. Le VTT ne ment pas, donc j’espère pouvoir encore franchir un cap ici et retrouver ma meilleure forme en VTT dimanche. L’année dernière, Les Gets s’était également étonnamment bien passé, puis les Championnats du monde avaient été décevants. Je sais donc qu’une bonne course ne garantit rien.
Sur ce qui est différent par rapport à l’année dernière
J’ai terminé le Tour avec une bien meilleure condition physique cette année, et gagner sur les Champs-Élysées m’a évidemment donné beaucoup de confiance et de motivation. L’année dernière, je n’étais pas vraiment à mon niveau habituel. Cette fois, la transition vers le VTT s’est faite beaucoup plus facilement. J’ai également passé beaucoup de temps sur le VTT lors de mon stage en altitude à Livigno, et je pense que j’en avais besoin.
Sur son départ depuis la cinquième ligne dimanche
Partir de la cinquième ligne réduit évidemment mes chances. À Les Gets, j’ai encore vu à quel point la différence est importante lorsqu’on part plus près de l’avant : on est immédiatement dans la course. Si je veux vraiment me donner les meilleures chances possibles de devenir champion du monde un jour, j’aurai probablement besoin d’une saison durant laquelle je passe davantage de temps sur le VTT afin de gagner une place sur l’une des deux premières lignes. Pour dimanche, cependant, la situation est ce qu’elle est. Je devrai en tirer le meilleur et peut-être avoir aussi un peu de chance.
Sur la recherche du bon équilibre au départ
L’année dernière, j’avais en fait pris un bon départ, mais j’étais probablement un peu trop impatient de remonter immédiatement. Si on va trop loin dans l’effort dès le début, on le paie tout de suite, et c’est souvent à ce moment-là que les coureurs de tête accélèrent à nouveau. Mais en même temps, on ne veut pas perdre le contact avec la course. Trouver cet équilibre sera important.
Sur son travail avec l’entraîneur technique Matteo Berta
Mon équipe, Alpecin-Premier Tech, a fait venir Matteo Berta en tant qu’entraîneur technique, ce qui est vraiment utile. Il était également avec nous à Les Gets. Il reconnaît le parcours à l’avance et nous aide sur des aspects comme le choix des meilleures trajectoires. Avoir quelqu’un qui peut se concentrer spécifiquement sur ces détails nous aide clairement.
Sur l’importance d’un titre mondial en VTT
C’est définitivement un objectif important pour moi, mais je pense que ce serait trop simpliste de dire que j’ai besoin d’un titre mondial en VTT pour considérer ma carrière comme réussie. Je ne regarderais pas ma carrière avec déception si je ne le remportais jamais. Mais bien sûr, j’aimerais vraiment l’ajouter à mon palmarès. Si cela ne se produit pas cette année, j’espère qu’il y aura une autre occasion.
Sur une éventuelle priorité plus importante donnée au VTT à l’avenir
J’aimerais vraiment avoir une année où je pourrais me consacrer un peu davantage au VTT. Mais c’est quelque chose qui doit être discuté avec l’équipe, car il y a aussi d’autres engagements. Je comprends parfaitement à quel point une course comme le Tour de France est importante pour l’équipe. Il s’agit de trouver le bon équilibre. Mais oui, j’aimerais vraiment tenter l’expérience à fond.