Pogacar : «Quand Mas m'a doublé, j’étais un peu sous le choc...»
Tour d'EspagneL’on avait l’habitude de voir Tadej Pogacar s’imposer avec plus de deux, voire trois minutes d’avance sur ses principaux adversaires, mais ce jeudi 27 août, lors de la 6e étape de La Vuelta, cela n’a pas du tout été le cas. Le champion du monde et actuel leader de ce Tour d’Espagne a bien attaqué, partant en solitaire dans la dernière ascension du jour, le terrible Puerto El Bartolo (9,4 km à 7 %), avant d’être rejoint au sommet par l’Espagnol Enric Mas (Movistar Team), qui s’est d’ailleurs permis de prendre les six secondes de bonifications au sommet. Un Tadej Pogacar pas impérial, qui s’est fait surprendre dans la descente du Puerto El Bartolo, sortant de la route sans gravité, mais un Tadej Pogacar encore et toujours vainqueur au final, qui remporte cette 6e étape de La Vuelta, obtenant sa 130e victoire en carrière. Le maillot rouge de cette Vuelta s’est exprimé au micro de l’organisation après cette 6e étape.
Vidéo: Tadej Pogacar après la 5e étape
"J’étais vraiment surpris au sommet"
Se rapprochant de l’échappée matinale, l’équipe UAE Team Emirates-XRG a décidé de mettre en route pour lancer Tadej Pogacar dans la dernière ascension afin de remporter cette 6e étape. "On avait un plan, on pensait pouvoir laisser l’échappée se former, mais il a fallu près de deux heures pour qu’elle se constitue. Du coup, on a dû gérer moins de la moitié de l’étape. Joao [Almeida] et Kevin [Vermaerke] ont fait un super boulot pour maintenir le groupe ensemble, et ensuite on a pu lancer l’attaque d’étape avec Jay [Vine] et Pablo [Torres] dans la montée, me préparant pour une attaque parfaite", explique-t-il.
Habituellement impérial, Tadej Pogacar a sans doute eu des flashbacks de Jonas Vingegaard (11e étape du Tour de France 2024 au Lioran) ou de Mattias Skjelmose et Remco Evenepoel (sur l’Amstel Gold Race 2025) en voyant Enric Mas revenir sur lui au sommet de ce Puerto El Bartolo. "J’étais vraiment surpris au sommet. [Enric Mas] m’a doublé comme une fusée. Je ne m’y attendais pas, car j’avais entendu à la radio que j’avais 40 secondes d’avance sur les poursuivants et on n’avait pas parlé d’Enric. Quand il m’a doublé, j’étais un peu sous le choc. J’étais sûr qu’il connaissait la descente et j’étais content d’être avec lui pour les 10 derniers kilomètres face au vent. Je n’avais plus d’eau. Je savais que je pouvais le battre au sprint. J’ai apprécié son engagement total, et je me suis aussi engagé à fond jusqu’à la ligne. Chapeau à lui. C’était une belle course", conclut Tadej Pogacar au micro de l’organisation.