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Jan Ullrich : «Le dopage était monnaie courante dans tous les sports»

Dopage
Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : Sirotti

Invité le week-end dernier de l'émission allemande Inas Nacht, Jan Ullrich est revenu sur sa carrière et sur les années marquées par le dopage dans le cyclisme. Le vainqueur du Tour de France 1997, qui a fini par reconnaître avoir eu recours à des produits interdits, estime que la triche dépassait largement les frontières du peloton à son époque.

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"Je ne voulais pas faire tomber quelqu'un d'autre..."

Longtemps, Jan Ullrich a fermement nié s'être dopé. Mais comme plusieurs autres coureurs de sa génération, l'ancien leader de Deutsche Telekom a finalement reconnu avoir eu recours à des produits interdits durant sa carrière professionnelle. Sur le plateau de l'émission Inas Nacht, l'Allemand est notamment revenu sur les raisons qui l'ont poussé à garder le silence pendant tant d'années. "J'aimais trop ce sport. Je ne voulais pas faire tomber quelqu'un d'autre. J'aurais pu faire s'effondrer tout le cyclisme à ce moment-là", a expliqué celui qui a terminé à cinq reprises sur le podium du Tour de France, dont trois fois à la deuxième place derrière Lance Armstrong (2000, 2001 et 2003).

Selon Jan Ullrich, le recours au dopage était alors généralisé dans le sport de haut niveau. "Nous nous sommes adaptés à ce que faisaient déjà les autres", témoigne aujourd'hui le champion allemand, âgé de 52 ans. "À mon époque, le dopage était monnaie courante dans tous les sports. Et pas seulement en cyclisme." Une situation qui, selon lui, permettait malgré tout aux meilleurs de se distinguer : "Si tout le monde le faisait, tout dépendait du talent et des capacités."

Après avoir connu une période particulièrement difficile, marquée notamment par des problèmes d'addiction à l'alcool et aux médicaments, Ullrich continue de suivre attentivement l'actualité du cyclisme. Il observe notamment avec admiration la domination actuelle de Tadej Pogacar et considère que les dérives de son époque ont, paradoxalement, contribué à faire évoluer son sport. "Ce que nous avons gâché à l'époque a au moins conduit à un cyclisme propre aujourd'hui", estime-t-il. Contrairement à d'autres coureurs impliqués dans des affaires de dopage, Jan Ullrich n'a pas été déchu de ses résultats et conserve notamment son Tour de France 1997 à son palmarès.

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