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Juan Ayuso : «Le rêve était de monter sur le podium à Paris»

Tour de France
Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : Sirotti

Pour son premier Tour de France en tant que grand leader de son équipe, Juan Ayuso a connu trois semaines de course en dent de scie. Dans le jeu pour le podium pendant les deux premières semaines de course, le leader de la Lidl-Trek s'est avéré être en-dessous des autres leaders à partir de la 14e étape, et cela s'est confirmé ensuite sur les dernières étapes alpestres. Finalement le jeune coureur espagnol termine 7e, derrière Mattias Skjelmose qui était censé être son équipier en montagne. Au micro de Circus Daily, Ayuso est revenu sur ces trois semaines de course, frustrantes mais bénéfiques pour les prochaines années.

Vidéo: Juan Ayuso était loin du niveau de son ancien coéquipier

 

"J'ai essuyé pas mal de revers"

Au moment de faire le bilan, même s'il y a cette victoire au classement par équipes, l'objectif de podium est largement manqué : "L’objectif, le rêve, était de monter sur le podium à Paris, pas de cette façon, mais c’était aussi très agréable d’être là-haut avec toute l’équipe, surtout pour les adieux de Luca (Guercilena, manager général). Il faut donc vraiment savourer tous ces moments, et comme je l’ai dit, celui-ci était lui aussi très spécial. Mais j’ai hâte de retenter ma chance chaque année pour remonter sur le podium. J’ai essuyé pas mal de revers qui ont compliqué tout le processus. On en a discuté avec l’équipe, donc je pense que l’année prochaine, j’adopterai une approche légèrement différente. Mais bon, n’y pensons pas trop pour l’instant."

Finalement, au cours des trois semaines, nous n'avons que très peu vu du très bon Juan Ayuso, à l'image d'une saison loin d'être mauvaise, mais tout de même pas au niveau auquel il s'attendait : "A aucun moment de ce Tour je ne me suis senti comme la personne que j’aspirais à être, celle qui a pris le départ en Algarve (où il avait gagné le classement général, ndlr.), celle que j’étais avant ma chute à Paris-Nice. Et je pense que c’est de là que vient une partie de ma frustration : savoir qu’en début d’année, j’avais encore progressé, que j’avais franchi un cap par rapport à l’année dernière, et que je n’ai pas réussi à concrétiser cela par des courses plus importantes, ce qui est pourtant le plus important. Alors, il y a cette frustration, mais comme je l’ai dit, en même temps je ne suis pas déçu car, comme je l’ai dit, j’ai toujours été à contre-courant et j’ai toujours essayé de ne jamais baisser les bras. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même."

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