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Tadej Pogacar : «Le plus important, c'est de prendre du plaisir»

Tour de France
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : @LeTour

Sacré pour la cinquième fois de sa carrière sur le Tour de France ce dimanche 26 juillet à Paris, lors d'une ultime étape remportée par Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) est revenu avec émotion sur cet accomplissement historique qui le place à hauteur des plus grands. Saluant le podium partagé avec Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) et son coéquipier Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG), le champion slovène a rendu hommage à ses rivaux malheureux, évoquant la souffrance indispensable pour atteindre le sommet tout en préférant savourer l'instant présent avant de dévoiler ses prochains objectifs.

Vidéo: Tadej Pogacar au micro de l'organisation, son 5e Tour de France !

 

"Quand on vient sur le Tour de France, on est obligé de souffrir"

Tadej, quelles sont tes premières impressions après cette arrivée à Paris ?

C'était une journée incroyable, je suis sans voix. C'est une journée fantastique, une atmosphère incroyable, et je suis content que ce soit terminé et qu'on ait gagné pour la cinquième fois.

 

Cinq victoires... Tu rejoins le club très fermé de Jacques Anquetil, Bernard Hinault, Miguel Indurain et Eddy Merckx. Qu'est-ce que cela représente pour toi ?

Je ne sais pas... Chaque victoire est vraiment spéciale. Ça fait déjà sept Tours de France disputé, sept podiums et cinq victoires. C'est quelque chose qu'on n'oserait même pas écrire dans un livre, c'est tout simplement incroyable, même pour moi. 

 

Comment as-tu réussi à construire ce nouveau succès ?

Il y a beaucoup de facteurs. Le plus important, c'est de prendre du plaisir dans ce qu'on fait et d'avoir autour de soi des gens en qui on a confiance, qui nous aident et qui sont là quand on est au plus bas. C'est comme ça qu'on se construit et qu'on poursuit ses rêves. Il faut toujours se fixer des objectifs, donc maintenant, il va falloir en trouver un nouveau après ça. 

 

Tu t'imposes devant Remco Evenepoel et ton coéquipier Isaac Del Toro. C'est un sacré podium !

C'est un podium magnifique. Ce sont de superbes champions contre qui se battre sur ce Tour. C'est dommage que Jonas [Vingegaard] ait dû abandonner sur chute, tout comme d'autres coureurs. Je leur souhaite un bon rétablissement pour qu'on puisse à nouveau se livrer bataille l'année prochaine.

 

Justement, tu parlais de nouveaux objectifs... Quels sont tes prochains rêves et tes prochains défis ?

On vient tout juste de réaliser un rêve, alors ne brûlons pas les étapes et profitons d'abord de ce moment. 

 

L'écart avec le deuxième est grand, mais tu as l'air d'avoir souffert, comme tout le peloton...

Je pense que quand on vient sur le Tour de France, on est obligé de souffrir. Il faut traverser beaucoup d'épreuves pour être ici, puis on affronte nos plus grands rivaux, tous au sommet de leur forme. Tous ceux qui sont là donnent le meilleur d'eux-mêmes, donc c'est obligé : il faut toujours souffrir. 

 

Une toute dernière question : est-ce qu'on te verra sur le Tour d'Espagne (la Vuelta) dans quelques semaines ?

On verra bien ! Pour l'instant, profitons simplement du moment présent.

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