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Lenny Martinez : «Les critiques m’ont fait un peu mal...»

Tour de France
Mis à jour le par Esteban DA COSTA
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Décidément, en cette fin de Tour de France, le Français Lenny Martinez (Bahrain Victorious) a des jambes ! Deuxième la veille au sommet de l'Alpe d'Huez lors de la 19e étape, le coureur de 23 ans a cette fois consolidé, avec la manière, sa cinquième place au classement général, devenant le meilleur représentant de la famille Martinez, puisque son grand-père Mariano Martinez avait terminé 6e du classement général (en 1972), son meilleur résultat sur la Grande Boucle. Lenny Martinez a réagi à ce Top 5 au classement général, revenant également sur les critiques dont il a été victime sur les réseaux sociaux après sa deuxième place lors de la 19e étape du Tour de France, au micro de Cyclism'Actu.

Vidéo: Lenny Martinez, au micro de Cyclism'Actu

 

"Je ne suis même pas venu sur ce Tour de France pour jouer le classement général"

"Je ne suis même pas venu sur ce Tour de France pour jouer le classement général. Me dire qu’au final je termine cinquième du général et que j’ai failli gagner une étape, c’est incroyable. Aujourd’hui, c’était une journée très difficile. Les gars ont fait un super travail et, dans la dernière ascension, j’étais à fond. Ce n’était même plus une question de jambes, je n’avais tout simplement plus d’énergie. Je n’avais plus de bidon, plus de gel, et j’avais peur d’exploser et de perdre vingt minutes. Finalement, j’ai croisé un membre du staff sur le bord de la route qui m’a donné un gel. Ça m’a remis dans le coup et j’ai réussi à bien terminer. Il y avait beaucoup d’émotion en franchissant la ligne, parce que demain, c’est Paris. C’est forcément différent. Oui, j’ai fait mieux que mon grand-père avec cette cinquième place, mais comme je le dis, c’est complètement fou. Je n’aurais jamais imaginé terminer dans le Top 5. Au milieu du Tour, je me disais déjà que le Top 10 était extrêmement relevé cette année. L’équipe a toujours cru en moi. Roman Kreuziger me répétait que j’étais parmi les quatre plus forts. Moi, je lui répondais que non tout au long de la course, mais peut-être qu’aujourd’hui il avait raison.

Oui, les critiques m’ont fait un peu mal. Même si je regarde peu les réseaux sociaux, j’ai ouvert Instagram parce que c’est moi qui gère mes publications, et j’ai reçu beaucoup de messages de haine. Beaucoup de gens qui regardent la télévision ne connaissent pas forcément le vélo, alors je trouvais important d’expliquer certaines choses. Pourquoi je suis autant critiqué ? Je ne sais pas. Peut-être que certaines personnes sont jalouses. Vingegaard est critiqué, Remco aussi, je suis contre ça, c’est comme ça. Mais la meilleure réponse, c’était aujourd’hui sur le vélo. Comme le disent mon grand-père et mon père, la réponse, c’est la pédale. Au départ, je ne pensais même pas être capable de jouer le classement général sur un Grand Tour. L’an dernier, je n’arrivais même pas à enchaîner une semaine sans connaître des jours difficiles. Cette fois, j’ai tenu trois semaines à un très haut niveau. Même sans ce Top 5, réussir à être performant pendant tout un Grand Tour représente déjà un énorme cap franchi. Oui, c’est un nouveau Lenny. Avec l’équipe, on a énormément travaillé et aujourd’hui ça paie. C’est le premier Grand Tour que je mène vraiment à son terme avec une telle régularité. Le Tour de France me faisait peur auparavant parce que ça roulait très vite, mais cette année j’ai réussi à parfaitement le maîtriser. Et je sais que j’ai encore une énorme marge de progression. Je continue de mûrir, petit à petit."

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