Prodhomme : «Seixas, à 19 ans, 4e du Tour, c'est déjà énorme»
Tour de FranceUne nouvelle fois sur ce Tour de France 2026, Nicolas Prodhomme (Decathlon-CMA CGM) a été un équipier exemplaire pour son leader Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM). Basculant avec Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) au sommet du col du Galibier, le grimpeur français de 29 ans est revenu auprès de son leader dans la descente pour imprimer un tempo dans le col de Sarenne, espérant faire craquer Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) dans la quête du podium et du maillot blanc pour Seixas. Malheureusement, le jeune Lyonnais de 19 ans a craqué dans l'inédite ascension du col de Sarenne, terminant à plus de deux minutes du Mexicain à l'arrivée. Nicolas Prodhomme s'est exprimé à l'issue de cette 20e étape auprès de divers médias, dont Cyclism'Actu.
Vidéo: Nicolas Prodhomme au micro de Cyclism'Actu après la 20e étape
"Il y a vraiment un très beau collectif pour les années à venir"
"A 19 ans, c’est déjà énorme de terminer quatrième du Tour de France. Aujourd’hui, il fallait essayer de reprendre deux, quatre ou cinq minutes. Au final, il conserve même sa place, donc il fallait vraiment tenter de jouer le podium. On a tout fait pour y parvenir. Il fallait essayer, comme ça au moins on termine ce Tour de France sans avoir de regrets. Oui, c’était le plan ce matin d’envoyer un coureur à l'avant pour qu’il soit au contact si on avait les jambes. L’idée était de placer soit Matthew (Riccitello, ndlr), soit Aurélien (Paret-Peintre), soit Tiesj (Benoot). Finalement, on a mis Matthew. Le départ a été très rapide, Tiesj a essayé de faire la jonction mais il a commis une petite erreur dans la descente et il est tombé. Ensuite, je suis vraiment content d’avoir réussi à rentrer dans la descente. Pogi me demandait de prendre des relais, mais nous avions Matthew devant. Puis on a essayé de durcir la course. Avec Paul, on essayait de communiquer, on avait un pacing avec des watts à respecter. Je pense qu’il a un peu accusé le coup, mais à 19 ans, terminer quatrième du Tour, c’est tout simplement énorme.
On a adapté un peu le pacing. Franchement, ce qu’il fait est impressionnant. Pogacar m’a demandé plusieurs fois de prendre des relais, mais comme nous avions Matthew devant, cela n’avait aucun intérêt pour nous de rouler. Ensuite, j’ai senti qu’il voulait montrer qu’il était prêt à collaborer, simplement pour éviter que je passe et que j’essaie de durcir la course. Mais c’était notre stratégie, c’était le jeu. Il n’y avait rien de méchant, aucune intimidation, il a peut-être simplement été surpris que je fasse ça. Au final, c’est une équipe soudée. Cela reste un très, très gros résultat. Il ne faut pas oublier la victoire d’étape avec Olav (Kooij) et il y a vraiment un très beau collectif pour les années à venir."