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Lenny Martinez : «Se faire réveiller à 2h pour des contrôles...»

Tour de France
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : Bahrain Victorious

À l'aube de la troisième et ultime semaine du Tour de France, le jeune grimpeur français Lenny Martinez (Bahrain Victorious) se retrouve idéalement placé à la 8e position du classement général. Initialement venu sans ambition pour le maillot jaune ou le top 10, il a parfaitement négocié les deux premières semaines de course grâce à des jambes de plus en plus tranchantes. Alors que se profilent un contre-la-montre décisif et un triptyque montagnard dantesque à plus de 5 000 mètres de dénivelé positif, le Français compte bien tout donner pour verrouiller son rang à Paris. Il s'est exprimé pendant la 2e journée de repos ce dimanche 20 juillet.

Vidéo: Lenny Martinez fait le bilan après 2 semaines de Tour

 

"Je m'identifiais beaucoup à Vingegaard et c'est toujours un plaisir de rouler avec lui"

"Après deux semaines bien chargées, j'ai fait le général. Ce n'était pas le plan au début, mais au final j'ai commencé à bien aimer ça et maintenant je suis bien entré dans le top 10. Il est assez sécurisé, donc il y a encore de belles étapes devant nous pour essayer de ramener un beau top 10 à Paris. Au Plateau de Solaison, j'ai fait ma meilleure étape depuis le début du Tour, ça avance bien. Pour moi, le fait que Jonas Vingegaard chute, j'étais un peu déçu. C'est mon coureur favori, je m'identifiais beaucoup à lui et c'est toujours un plaisir de rouler avec lui. Malheureusement, il est tombé bêtement dans un virage en ville et je suis vraiment dégouté pour lui après tant de préparation. Le fait de se faire réveiller à 2h du matin pour des contrôles après un gros transfert et une arrivée tardive à l'hôtel, ça peut forcément jouer sur la lucidité et provoquer des chutes après deux semaines déjà très dures", a-t-il déclaré.

 

"Il y a l'objectif de faire le chrono à fond, puis trois étapes de montagne où il faudra être très concentré"

"Il y a l'objectif de faire le chrono à fond, puis trois étapes de montagne où il faudra être très concentré. J'ai regardé le profil, c'est très dur, notamment une journée avec au moins 5 000 ou 5 500 mètres de dénivelé positif. C'est une grosse journée où on va tout donner. Je n'ai jamais joué le général sur trois semaines, donc on a parfois peur de tout exploser ou de tout perdre sur une étape, mais c'est souvent dans la tête et c'est normal. C'est pour ça que je travaille jour après jour. Malgré le stress de la course, l'ambiance dans l'équipe est incroyable entre les différentes nationalités, on est tous de très bons amis et c'est ce qui permet de profiter au maximum durant ces quatre semaines ensemble", a-t-il ajouté.

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