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Contrôle antidopage nocturne, chute de Vingegaard… la polémique ?

Tour de France
Mis à jour le par Nathan DELODDERE
Photo : Cyclism'Actu

Quelques heures après la terrible 15e étape du Tour de France 2026 ce dimanche 19 juillet, la polémique sur les contrôles antidopage nocturnes a pris une tout autre tournure sur le plateau de The Breakeaway. L'ancien sprinteur vedette Robbie McEwen a pointé du doigt l'impact direct du test subi à 2 heures du matin (dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juillet) par Jonas Vingegaard sur son erreur commise en course. Pour le consultant australien, nier les conséquences de ce manque de sommeil sur la lucidité du Danois relève purement et simplement du déni.  De quoi alimenter encore longtemps les discussions durant la journée de repos. Il est vrai que ce double contrôle nocturne pour Jonas Vingegaard à 2 heure du matin et 5 heure pour Tadej Pogacar ne les plaçait pas dans les meilleurs dispositions pour affronter une étape aussi difficile que celle qui s'est jouée avec une arrivée inédite au Plateau de Solaison.

Vidéo: Mauro Gianetti après la 15e étape du Tour de France

 

"L'éléphant au milieu de la pièce"

Alors que le peloton digère à peine une fin de deuxième semaine éprouvante, le débat s'est déplacé des pentes montagneuses vers la gestion humaine et physique des coureurs. Interpellé en direct par la journaliste de TNT Sports pour savoir s'il fallait enfin évoquer "l'éléphant au milieu de la pièce" et l'impact du réveil nocturne imposé au leader de la Visma-Lease a Bike, Robbie McEwen n'a pas hésité une seconde à monter au créneau. "C'est une bonne question. On ne peut pas affirmer à 100 % que c'est le cas. Mais s'il y a bien une chose qu'on ne peut pas faire, c'est dire que ça n'a pas joué", a immédiatement martelé le triple maillot vert du Tour, bien conscient que la lucidité se joue à des détails infimes à ce stade de la compétition. Après ces deux premières semaines courrues a des vitesses folles sous une chaleur écrasante, le peloton subit déja une grosse fatigue, on se doute que ces réveils noctures n'ont rien arrangé.

 

La concentration brisée par la fatigue extrême

Pour le consultant, l'exigence extrême de la haute montagne ne pardonne aucune approximation, encore moins lorsque le repos biologique des athlètes est bafoué. "Le niveau de concentration et... tout ce qui est nécessaire pour venir à bout d'une étape du Tour sous une fatigue incroyable... Sans parler du fait d'être réveillé en sursaut après deux semaines de course pour un contrôle antidopage", rappelle-t-il avec insistance. Face à ceux qui tenteraient de dédouaner les instances de contrôle, le verdict de McEwen est sans appel : "Non, non, ce n'était pas un facteur", je le contredis direct. Parce que selon moi, cela aurait absolument pu l'être, et c'était probablement un facteur. Une chose est sûre : il n'y a absolument aucune chance que cela l'ait aidé". De quoi alimenter encore longtemps les discussions durant la journée de repos. Il est vrai que ce double contrôle nocturne pour Jonas Vingegaard à 2 heure du matin et 5 heure pour Tadej Pogacar ne les plaçait pas dans les meilleurs dispositions pour affronter une étape aussi difficile que celle qui s'est jouée avec une arrivée inédite au plateau de Solaison.

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